Afin de sortir de l’impasse sur le dossier du nucléaire : Téhéran propose à la France d’enrichir de l’uranium en Iran





Téhéran a proposé à la France de "créer un consortium pour la production en Iran d'uranium enrichi", afin de sortir de l'impasse sur le dossier du nucléaire, alors que se poursuivent les contacts entre le négociateur iranien Ali Larijani et le diplomate européen Javier Solana.

Le Quotidien-Agences
"La meilleure solution pour dissiper les inquiétudes au sujet des activités nucléaires iraniennes n'est pas de demander la suspension de ces activités", a déclaré le directeur adjoint de l'Agence iranienne de l'énergie atomique Mohammad Saïdi.
"Nous avons une idée (...), c'est que la France crée un consortium avec (les sociétés françaises, ndlr) Eurodif et Areva pour faire de l'enrichissement d'uranium en Iran, et ainsi ils pourront surveiller étroitement nos activités", a poursuivi ce responsable, confirmant une information qu'il avait donné initialement à la radio française France-Info.
Cette proposition reprend, mais en identifiant cette fois un partenaire, celle émise il y a un peu plus d'un an par le président Mahmoud Ahmadinejad.
Dans une première réaction, Paris a écarté à ce stade cette proposition alors que Solana a jugé interessant l’idée d’un e telle surveillance.
Elle intervient cette fois alors que les Occidentaux envisagent d'adopter des sanctions contre l'Iran s'il persiste à ne pas se plier à l'exigence du Conseil de sécurité d'une suspension de l'enrichissement. Le sous-secrétaire d'Etat américain, Nicholas Burns, négocie actuellement les éléments d'une liste de mesures contraignantes avec ses homologues des cinq autres puissances impliquées dans le dossier (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).
Burns "a fait de bons progrès pour aligner les éléments d'une résolution avec ses homologues", a déclaré lundi un responsable du département d'Etat américain, sous couvert d'anonymat.

Poursuite des négociations
Pendant ce temps, le chef du dossier nucléaire iranien et secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Ali Larijani et le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana ont décidé au téléphone lundi soir de poursuivre leurs contacts pour tenter de trouver une issue à la crise.
"Les deux responsables ont eu une conversation téléphonique de plus d'une heure" et "ont décidé de poursuivre leurs contacts au cours des prochains jours", ont rapporté mardi les agences iraniennes Isna et Mehr.
Solana a averti lundi que le temps restant pour obtenir des Iraniens qu'ils suspendent tout enrichissement d'uranium "n'était pas illimité".
Parallèlement le secrétaire du Conseil de sécurité russe Igor Ivanov menait des entretiens à Téhéran avec Larijani.
Le service de presse d'Ivanov a simplement indiqué que cette rencontre s'inscrivait "dans le cadre des consultations régulières des Conseils de sécurité de Russie et d'Iran". Mais le dossier nucléaire devrait tenir la première place, Moscou, qui construit la première centrale nucléaire iranienne, étant réticent à imposer des sanctions contre Téhéran.
Selon la Maison-Blanche, les présidents russe Vladimir Poutine et américain George W. Bush n'en seraient pas moins convenus au téléphone lundi de la nécessité d'avoir "une position commune" dans les discussions sur le programme nucléaire iranien.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com