E.O.G.K. : La qualité y est, mais…





Son point de vue est peut être subjectif et coule d’une passion chaque jour un peu plus forte, mais l’entraîneur goulettois-kramiste n’a pas froid aux yeux en avançant, sûr de son fait : «Je crois qu’après le CSS, mon équipe pratique actuellement le meilleur foot du pays».

Chacun peut y trouver à redire, certains vont même en rigoler. Mais, en vérité, dimanche dernier au stade de Gafsa, l’Etoile banlieusarde a copieusement dominé le club du Sud-Ouest, pourtant considéré une valeur sûre de la première partie de saison comme en témoignent les occasions de but, malheureusement toutes jetées au vent. «Contre El Gaouafel, nous avons livré un match de tonnerre et je me suis même surpris à me demander si mon équipe avait progressé à un tel point, avoue Lotfi Jebara, le coach des Aiglons. Après deux défaites consécutives, un entraîneur doit logiquement avoir peur pour son poste. Nous avons tour à tour perdu contre Monastir et Gafsa. Mais là, j’ai senti que mes dirigeants me soutenaient parce que leur association n’a pas à rougir de ces échecs : on a eu la maîtrise du jeu, on a varié nos manœuvres, on était les meilleurs. Ben Belgacem, l’entraîneur adverse, m’a avoué qu’il y avait belle lurette qu’un club n’avait pas exprimé autant de qualités à Gafsa même face à ses poulains. A vingt minutes de la fin, le public local avait commencé à siffler son équipe», raconte Jebara qui se sent soulagé par la nette évolution accomplie depuis le mois de juin dernier par Rami Jeridi et consorts.

«Travail spécifique devant les buts»
Pourtant, au classement, l’EOGK stagne et la qualité de jeu exprimée face à l’USM et surtout à Gafsa ne fait pas avancer un ensemble qui en est déjà à sa 3ème défaite de la saison : «Il faut tenir compte du fait que l’effectif a changé aux trois quarts par rapport à la saison dernière, observe l’entraîneur des «Verts». Nous arrivons beaucoup plus fréquemment devant les buts adverses et enfilons les occasions l’une derrière l’autre. Il nous reste à améliorer la concrétisation. Je vais d’ailleurs profiter de la trêve internationale pour insister sur le travail spécifique devant les buts. Vous avez vu comment Cardoso avait raté à la 85ème minute un but tout fait : au lieu de mettre un «pointu» pour pousser le cuir au fond des filets, il a préféré frapper du plat du pied. Avec le travail, on peut améliorer tout cela. Autrement, notre domination face à l’USM et Gafsa n’aurait servi à rien. Il y a un inlassable travail de répétition et un placement des milieux offensifs près du but à effectuer. Mais à bien y réfléchir, j’en reviens aux erreurs arbitrales du match contre Monastir qui nous ont coûté cher et privé des services de Hamouda Maameri. Avec ce dernier sur la pelouse de Gafsa, nous aurions à coup sûr gagné. Et peut-être même par un score large. Maameri possède en effet un étonnant sens du but. Pourtant, Cardoso n’a pas démérité mais il faut travailler beaucoup plus le volet offensif».
Donc, une grosse satisfaction retenue par le responsable technique de l’EOGK : «Nous développons maintenant un jeu agréable et de grande qualité, ce qui me réconforte sur l’efficacité du travail que nous entreprenons, nonobstant nos deux dernières défaites consécutives». Mais aussi un regret franchement exprimé, et sans complexes, par Jebara : «Ah, si j’avais deviné que les Gafsiens étaient dans un mauvais jour et que la peur allait les tétaniser malgré un superbe début de saison, j’aurais d’emblée jeté Cardoso dans la bataille et osé un peu plus en attaque. J’ai pensé à la chaleur étouffante et au travail d’usure, du reste fort utile, que devait abattre Mejri. Nous avons eu notre part d’occasions franches et Cardoso aurait pu mettre au moins une au fond des filets. Notre attaquant brésilien aurait dû être titularisé, mais comment savoir qu’El Gaouafel louperait de cette manière sa sortie à domicile...».
Jebara et l’EOGK auront malgré tant suffisamment de temps et d’occasions pour se rattraper...

S.R.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com