Rice repart du P.O. sans aucun engagement : Mission… touristique





La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a achevé jeudi une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens sans parvenir à des mesures humanitaires immédiates d'Israël en faveur des Palestiniens. La secrétaire d'Etat a quitté Israël pour une destination qui n'a pas été précisée.

Le Quotidien-Agences
Rice, qui s'est inquiétée des risques d'implosion sociale dans les Territoires palestiniens, était venue pour marquer son soutien au président palestinien Mahmoud Abbas alors que son mouvement le Fatah et les islamistes du Hamas à la tête du gouvernement sont engagés dans une épreuve de force sanglante qui a fait une dizaine de morts.
Au cours de son séjour, elle a souhaité la mise en place d'un gouvernement palestinien "capable de répondre aux besoins du peuple palestinien" et qui respecte les exigences de la communauté internationale. Rice faisait ainsi allusion au refus du Hamas de reconnaître Israël et les accords conclus dans le passé entre l'Etat hébreu et les Palestiniens.
A l'issue de ses rencontres avec les dirigeants israéliens, elle s'est abstenue de faire des déclarations publiques alors qu'elle a participé à une conférence de presse la veille à Ramallah avec Mahmoud Abbas.
Elle s'est entretenue hier en tête-à-tête avec son homologue israélienne Tzipi Livni, puis avec le ministre de la Défense Amir Peretz.
Mercredi soir elle avait dîné avec le chef du gouvernement Ehud Olmert.
Un haut responsable américain de la délégation avait indiqué que Rice pourrait annoncer des "progrès" sur la question de liberté de circulation et d'accès aux Territoires palestiniens, ce qu'elle n'a finalement pas fait avant son départ.
Le bureau du Premier ministre s'est pour sa part contenté d'indiquer que le point de passage de Karni entre la Bande de Gaza et le territoire israélien "serait bientôt rouvert", mais sans donner de précision sur la date.

Niet
En revanche, le Premier ministre a exclu toute libération de détenus palestiniens avant que le soldat israélien Gilad Shalit enlevé fin juin par des groupes palestiniens à la lisière de la Bande de Gaza ne soit relâché.
Peretz a pour sa part affirmé "qu'il faut renforcer Abou Mazen (Mahmoud Abbas) afin de créer les conditions d'une reprise des négociations avec les Palestiniens. Mais la question de la libération de Gilad Shalit constitue la clé de toute avancée".
Selon les médias, le gouvernement israélien serait prêt à débloquer une partie des sommes dues à l'Autorité palestinienne, mais uniquement pour financer le fonctionnement des hôpitaux et l'achat de médicaments. Sur ce dossier également, les responsables israéliens n'ont pas pris d'engagement précis.
Israël a gelé depuis le début de l'année le transfert du produit des taxes prélevés pour le compte de l'Autorité palestinienne à la suite de la victoire électorale des islamistes du Hamas, qui ont ensuite formé le gouvernement.
Cette mesure ainsi que l'arrêt du versement de l'aide internationale ont mis l'Autorité palestinienne en état de cessation de paiement alors que plus de 150.000 fonctionnaires ne sont plus payés depuis plusieurs mois.
Un haut responsable américain a par ailleurs indiqué que la "politique qui consiste à isoler le Hamas a marché". Selon lui, "l'argent en provenance d'Iran ne s'est pas déversé" pour compenser l'aide des pays occidentaux.
Les Etats-Unis tablent sur des divisions au sein du Hamas voire sur de nouvelles élections législatives, ont indiqué récemment des responsables américains.


Retrait israélien du Golan
Bush dit non

Le quotidien Yediot Aharonot a affirmé que le président américain serait opposé à un retrait israélien du Golan dans le cadre d'un accord avec la Syrie. "Il n'y a aucune raison de dialoguer avec les Syriens maintenant, le président Assad sait très bien qu'il doit modifier son attitude et assumer un rôle positif dans la région", aurait notamment déclaré George Bush au cours d'une rencontre avec des leaders européens.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com