Irak : La déroute américaine se poursuit





Quatre soldats américains ont été tués en Irak où les forces multinationales et le gouvernement peinent à mettre la main sur les dirigeants d'Al-Qaïda.

Le Quotidien-Agences
Quatre soldats américains ont été tués au cours d'une opération de sécurité en cours à Bagdad, a annoncé un communiqué militaire américain.
"Quatre soldats sont morts lorsque des hommes armés ont attaqué leur patrouille à coups de feu dans le nord-ouest de Bagdad", précise le communiqué.
Plus tôt dans la journée, le commandement américain avait annoncé mardi la mort de deux soldats. L'un a été tué par un tireur isolé à Bagdad et l'autre a été blessé par des tirs, avant de décéder à Kirkouk.
Depuis lundi, quatorze soldats ont été tués en Irak, principalement à Bagdad, marquant une brutale hausse des pertes américaines.
A Bagdad et dans le reste du pays, de nouveaux attentats ont eu lieu hier causant plusieurs morts alors que, selon le commandement américain, le nombre d'attaques et de voitures piégées est plus élevé que jamais.
A Bagdad, deux Irakiens ont été tués par l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier d'al-Horriah (nord) et sur la place de Téhéran (centre), une bombe artisanale a blessé 20 ouvriers qui attendaient dans l'espoir de trouver du travail.
Ces dernières attaques se sont produits alors que le commandement américain considère que le nombre de voitures piégées et de bombes artisanales en Irak a été plus élevé au cours de la dernière semaine qu'à aucun moment depuis le début de l'année.
Il y a une semaine, le général Caldwell avait déjà déclaré que le nombre d'attaques suicide en Irak était le plus élevé depuis l'invasion de 2003, et il avait indiqué que le Ramadan est traditionnellement marqué par une recrudescence des violences dans ce pays.

Démenti
Par ailleurs, un porte-parole américain et le ministère de la Défense irakien ont démenti à Bagdad la mort du nouveau chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Hamza al-Mouhajer connu également sous le nom de Abou Ayoub al-Masri, annoncée plus tôt hier par des médias.
A la question de savoir si une information diffusée notamment par la chaîne satellitaire Al-Arabiya selon laquelle Masri avait été tué par la Force multinationale, était exacte, le porte-parole américain, le colonel Barry Johnson, a répondu par "non".
Le colonel Johnson a précisé que des rebelles avaient été tués, au cours des derniers jours, lors d'une opération menée dans la province d'al-Anbar mais que le chef d'al-Qaïda en Irak n'était probablement pas parmi eux.
"Nous ne croyons pas avoir tué Masri au cours d'une opération quelconque menée par les forces de la coalition", a-t-il dit.
"Une opération a été menée au cours des cinq derniers jours à al-Anbar et il y avait la possibilité qu'il figure parmi les morts. Après une enquête préliminaire, il est apparu que cela était très improbable", a précisé le porte-parole américain.
"Toutefois, nous continuons les examens médicaux pour écarter toute incertitude", a-t-il conclu.
De son côté, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed Askari, a déclaré que des tests médicaux étaient actuellement effectués sur le corps d'un rebelle tué pour vérifier s'il s'agit de Masri, mais "ce n'est très probablement pas lui".
La chaîne satellitaire Al-Arabiya, basée à Dubaï, avait rapporté hier que le nouveau chef de la branche irakienne d'Al-Qaïda avait été tué mercredi ainsi que trois autres militants lors d'un raid américain à Haditha.
En juin dernier, Abou Ayoub al-Masri a succédé à l'ancien chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué lors d'un raid aérien américain en Irak le 7 juin.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com