Gâteaux de l’aïd : Quand des pâtissiers cassent les prix





Les pâtisseries orientales enregistrent cette année des prix élevés loin d’être à la portée des bourses moyennes. Cette flambée s’explique par le coût élevé de certains produits de base et particulièrement les fruits secs. Certains pâtissiers ont choisi de «casser» les prix en préservant toutefois la qualité.

Tunis-Le Quotidien
Les prix des pâtisseries locales et particulièrement les «Zlabia» et «Mkharek» ont enregistré cette année une augmentation substantielle. Les pâtisseries ordinaires s’affichent à raison de 2d200 le kg tandis que les spéciales sont proposées à 3d500 le kg.
Quand on sait que la matière première entrant dans la fabrication de ce genre de pâtisserie est composée de farine et de sucre, il n’est pas difficile de prévoir le coût des pâtisseries qui nécessitent l’addition de fruits secs.
En effet les pâtisseries à base d’amandes, de noisettes et de pignon ont enregistré des hausses sensibles, en tout cas au-dessus des capacités des bourses moyennes.
Jugez-en : la «Baklaoua» orientale est proposée à partir de 15d le kg et peut atteindre les 25 dinars chez certains pâtissiers de renom. L’écart de prix s’explique probablement par la qualité du produit et par la quantité réelle de fruits secs intégrés dans le produit final.D’aucuns savent pertinemment les tours de main des fraudeurs qui troquent sans scrupule les succulentes amandes, pistaches et noisettes contre les fèves, pois-chiches et autres cacahuètes.
La «Samsa» est de son côté proposée à partir de 17d le kg.
Certains pâtissiers qui se sont déjà forgés une réputation en la matière, ont préféré tabler sur la quantité sans toutefois négliger la qualité?
Etablis sur plusieurs points de vente de la médina et particulièrement à Bab Jédid et Bab El Assel, le groupe a véritablement cassé les prix en fixant des tarifs à la portée des bourses moyennes pour la trentaine d’articles proposés.
A titre d’exemple la «Baklawa» aux amandes est vendue à 11d800, il en est de même pour la Samsa aux amandes et aux noisettes et pour le «Kaâk warka» au moment où la «Ghraïba» est proposée à 7d500.
La clientèle est obligée de faire la queue pour pouvoir être servie.
Ceux qui ont goûté à ces délices les considèrent conformes aux normes ordinaires de la fabrication des pâtisseries orientales.
Cela prouve peut-être que la fixation des prix par certains relève de considérations qui dépassent notre propre logique.
Cela prouve également qu’on peut alléger la facture de la clientèle tout en faisant des bénéfices corrects.

Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com