Portrait





Un homme dans la mêlée
Am Hammouda, 62 ans et toutes ses passions

Tous les jours que Dieu fait, il fume 250 grammes de tabac de narguilé (chicha) sans compter les cigares, les cigarettes et la pipe. Son histoire avec le tabac remonte à 62 ans. Portrait d’un fumeur pas comme les autres.

Tunis — Le Quotidien
Quatre-vingt bâtons et des poussières et toutes ses capacités physiques et intellectuelles.
Le visage de M. Hammouda Barhoumi, retraité du secteur des finances depuis plus de vingt ans, est devenu familier pour les nombreux clients d’un café situé à la cité El Hadika. Avant son arrivée sur les lieux après la rupture du jeûne, le serveur lui réserve sa table et ses ustensiles : un narguilé vide, trois verres de différentes formes dont la beauté ne laisse pas insensibles les curieux.
Quotidiennement M. Barhoumi s’installe sur sa chaise, prépare son propre mélange de tabac pour remplir le support de la chicha. Une combinaison de produits dont il est le seul à connaître la recette. Le premier verre est rempli de café, le second d’eau et le troisième d’une multitude de cigares cubains dont l’un est adroitement ajusté vers l’extérieur, et une pipe.
Hammouda Barhoumi a une histoire particulière avec le tabac. Il n’a pas cessé de fumer le narguilé, les cigares et la pipe depuis, tenez-vous bien, 62 ans. Quand il est chez lui, il fume le narguilé. Il remplit à la fois trois narguilés pour les fumer l'une après l'autre. Histoire de ne pas rompre même momentanément cette passion qui le lie au tabac.
Quand il est dans la rue. Il fume la pipe ou le cigare ou tout simplement les cigarettes.
«Quotidiennement dit-il, je consomme plus de 250 grammes de tabac de narguilé sans compter les cigarettes et la pipe». Et d’ajouter : «Je n’ai pas d’autres préoccupations dans ma vie. Mes enfants sont des cadres dans des entreprises privées et dans la fonction publique. Je n’ai pas de problèmes à ce propos».
Il s’agit certes d’une «performance» particulière mais qui pourrait inquiéter les gens ainsi que les membres de sa famille. «Je n’ai aucun problème avec le tabac. Ma santé est excellente. J’ai procédé à des analyses médicales, les médecins m’ont confirmé l’absence de tout diagnostic douteux. Le plus important c’est que je me sens véritablement à l’aise avec le tabac. Mon organisme a su s’adapter avec la fumée».
Sa recette ? «Je mange bien à satiété, je dors quand j’ai sommeil et je me réveille quand je suis rassasié. Et surtout je marche énormément. Je ne prends presque jamais de voiture, même pour aller de mon lieu de résidence (Cité Ibn Khaldoun) vers le centre ville».
Loin de nous de faire l’apologie du tabac en cette période où tous les efforts sont concentrés en Tunisie et d’ailleurs dans le monde pour lutter contre ce fléau. Disons tout simplement qu’il s’agit d’un cas très particulier et bien spécifique qu’il ne faut en aucune manière suivre. Car le tabac tue des milliers de personnes dans le monde chaque année gonfle les dépenses de santé qui grèvent lourdement le budget des collectivités...

Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com