Assad : La Syrie peut exister côte à côte avec Israël





La Syrie et Israël peuvent exister côte à côte dans la paix et en respectant l'existence l'un de l'autre, a déclaré lundi le président syrien Bachar al-Assad.

Le Quotidien-Agences
«Oui, la réponse est oui", a répondu Assad à la question d'un journaliste de la BBC sur la capacité de la Syrie et d'Israël à coexister pacifiquement à l'avenir.
"Ce n'est pas seulement un problème qui concerne les deux parties. Il faut un arbitre. Un arbitre impartial", a ajouté le président syrien. "C'est le rôle des Etats-Unis, c'est le rôle de soutien des Nations unies, c'est le rôle de soutien des Européens", a-t-il encore déclaré.
Mais, selon lui, les Etats-Unis "n'ont pas la volonté de jouer ce rôle, (et) n'ont pas de vision pour la paix".
Assad a également affirmé que son pays était "hostile à l'occupation de l'Irak".
"La résistance est un concept que nous adoptons non contre les Britanniques ou les Américains en particulier, (mais) comme un concept contre toute force occupante", a-t-il encore déclaré.
Le président syrien a par ailleurs déclaré qu'il était prêt à des négociations avec Israël mais s'est demandé si l'actuel gouvernement israélien était assez solide pour avancer vers la paix et si les Etats-Unis avaient la volonté de l'y aider.
Assad dément d'autre part que son pays arme les combattants du Hezbollah libanais, qu'une guerre a opposé à Israël pendant 34 jours en juillet et en août, mais il reconnaît que Damas a offert son soutien politique à cette organisation.
Prié de dire s'il a permis que le Hezbollah utilise des armes venant de Syrie, il est catégorique: "Non. Politiquement, nous les avons aidé politiquement".
Au même moment, le numéro un syrien se dit prêt à collaborer avec la communauté internationale pour empêcher que de nouvelles armes parviennent au mouvement chiîte.
Assad se dit prêt à reprendre les négociations avec Israël mais, fait-il remarquer, les deux parties doivent aller dans la même direction.
"Le moment est venu, notamment après la guerre(...) mais cela ne signifie pas que le climat est bon pour y parvenir", a-t-il dit à la BBC.
Assad dit attendre de voir si le Premier ministre israélien Ehud Olmert est disposé à négocier, mais avertit: "Nous ignorons si ce gouvernement est suffisamment solide pour avancer vers la paix". Olmert a vu sa popularité plonger cet été en raison de la manière dont a été conduite la guerre contre le Hezbollah.
"Ainsi, la première question est-elle la suivante: le peuvent-ils (les Israéliens) et en ont-ils la volonté? L'autre question est celle-ci: la décision de la paix ne peut pas venir d'Israël, mais de Washington".

Refus
Israël a réitéré son refus de négocier avec la Syrie tant qu'elle soutiendra des mouvements armés libanais et palestiniens, en dépit de la main tendue du président Bachar Assad.
"Israël a toujours été hautement désireux de faire la paix avec ses voisins. Bachar Assad n'a pas intérêt à faire la paix", a rétorqué Miri Eisin, porte-parole du Premier ministre.
"Il s'inquiète de la réaction internationale à son implication dans le financement, le soutien et l'accueil du terrorisme. Il doit être jugé sur ses actes, pas sur ses paroles", a-t-elle souligné.
Israël et les Etats-Unis accusent la Syrie d'armer et de financer des mouvements tels que le Hezbollah libanais ou le Djihad islamique palestinien, dont le chef de file vit à Damas.



Israël ripostera durement en cas d'attaque syrienne

Le Quotidien-Agences
Une chose est sûre : la réponse israélienne à une attaque militaire syrienne n'aura rien à voir avec sa riposte au Liban à la suite de l'enlèvement par le Hezbollah des réservistes Eldad Regev et Ehoud Goldwasser, le 12 juillet 2006.
Selon les dires d’un officiel israélien, la principale différence réside dans les objectifs. Le soir du 12 juillet dernier, quatre heures après l'enlèvement des réservistes, l'état-major avait fixé des objectifs précis à l'aviation israélienne. Aucune des cibles visée n'incluait des sites de l'armée ou du gouvernement de l'Etat libanais.
La seule cible gouvernementale de l'armée de l'air israélienne, tout au long des 34 jours de combats armés, a été la piste de l'aéroport international de Beyrouth sur laquelle transitaient des armes destinées à la milice chiîte.
«Nous viserons alors tout le pays», a déclaré un responsable du ministère de la Défense décrivant la réponse potentielle de Tsahal en cas d'attaque militaire syrienne. Même si l'état-major semble exclure l'éventualité d'un affrontement armé avec l'armée syrienne, Israël affirme être prêt à toute éventualité.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com