Des armes du Hezbollah saisies par l’armée libanaise : L’impasse?





L'armée libanaise a saisi des armes du Hezbollah chiîte, dont le désarmement est réclamé par la communauté internationale et des résolutions de l'ONU, a affirmé hier pour la première fois le ministre libanais de la Défense Elias Murr.

Le Quotidien-Agences
«La presse a fait état de la saisie d'armes, ces informations sont correctes", a déclaré à la presse Murr, interrogé sur une éventuelle confiscation d'armes du Hezbollah.
"Nous faisons notre devoir et remplissons notre rôle, il est naturel que nous saisissions toutes les armes", a ajouté le ministre, en allusion à l'armée libanaise qui s'est déployée au Liban sud conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
Cette résolution a mis fin le 14 août à 34 jours de conflit entre Israël et le Hezbollah et demande le désarmement de toutes les milices au Liban.
"L'armée a deux rôles: défendre les frontières et empêcher l'ennemi d'utiliser n'importe quel prétexte pour revenir" au Liban sud, a-t-il dit. "La résistance (le Hezbollah) coopère en empêchant toute présence armée".
Le Hezbollah, qui refuse de désarmer, a accepté le déploiement de l'armée au Liban sud, son fief depuis le retrait israélien en 2000. Le chef du Parti de Dieu Hassan Nasrallah a affirmé en septembre que la formation n'utiliserait ses armes qu'en cas de conflit avec Israël.

Report
Entre-temps, le déploiement des soldats indonésiens au sein de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul) a été retardé jusqu'à début novembre, soit le deuxième report en deux mois, a annoncé hier à Jakarta un responsable militaire.
"Les 851 personnes de notre contingent devaient partir le 28 octobre mais le nouveau calendrier prévoit le 3 ou le 4 novembre", a déclaré le colonel Ahmad Yani Basuki, chef du Centre d'information militaire.
Il a expliqué ce report par des difficultés techniques du déploiement de la Finul.
L'Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, avait annoncé le 1er septembre qu'elle allait renforcer d'un millier d'hommes la mission de paix au Liban. Le déploiement avait été retardé mi-septembre jusqu'à fin octobre.
Le principal obstacle, l'absence de liens diplomatiques entre Israel et l'Indonésie, a été surmonté.
La Finul disposera à terme d'environ 15.000 hommes chargés d'épauler l'armée libanaise dans le sud du Liban.

Lahoud critique vertement le Président français : Chirac me vise personnellement

Le Quotidien-Agences
Le président du Liban Emile Lahoud a vertement critiqué son homologue français Jacques Chirac, l'accusant de le "viser personnellement" et de s'ingérer dans les affaires intérieures libanaises, dans une interview publiée hier par le quotidien koweïtien al-Anbaa.
"Chirac me vise personnellement par le biais de contacts diplomatiques avec des dirigeants (internationaux), pour faire pression sur moi", a déclaré Lahoud.
Le chef de l'Etat pro-syrien a également affirmé que le Président français voulait "satisfaire la famille" de Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre libanais assassiné en février 2005, "et se venger de moi personnellement".
Le président libanais a également accusé Chirac d'avoir "exercé des pressions sur la Roumanie pour empêcher (sa) participation au sommet de la francophonie" les 28 et 29 septembre à Bucarest.
Le ministre libanais de la Culture Tarek Mitri était présent à Bucarest en tant que représentant personnel du Premier ministre libanais pro-occidental Fouad Siniora.
"Chirac se mêle des affaires internes du Liban. Il est étrange que Chirac se plaigne d'une ingérence étrangère au Liban alors qu'il est en train d'agir ainsi d'une manière quasi quotidienne", ajoute le président libanais.
Le 30 septembre, Lahoud avait critiqué "la politique partisane" du Président Chirac et l'avait également accusé de "se mêler des affaires internes du Liban", dans un entretien au quotidien français Libération.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com