O.B. : La nouvelle mentalité des Béjaois





En recevant le CSS à Béja, les joueurs de l’OB savaient que leur mission ne sera pas de tout repos même si l’adversaire avait la tête ailleurs, préoccupé plutôt par sa rencontre de Coupe d’Afrique.

Les doublures sfaxiennes étaient en mesure de sortir un grand match et c’est ce qui fait la richesse et la grandeur d’une équipe et effectivement malgré une domination nette des locaux durant la deuxième période, le CSS était un os dur et a pu rentrer de la ville des cigognes avec un résultat de parité. Par contre ce qui rassura les supporters de l’OB c’est que leur équipe affirme, match après match, des qualités longtemps enfouies car revenir au score et dominer après avoir été mené pendant plus que 78 minutes c’est un exercice que l’OB n’a pas l’habitude d’affectionner.
Les dix premières minutes furent légèrement à l’avantage des cigognes qui multiplièrent les incursions mais sans réel danger pour une défense aguerrie comme celle du CSS. Le but sfaxien c’est du genre qui glace les supporters malgré la chaleur relativement inhabituelle de ces derniers jours à Béja. La défense béjaoise, en dépit de quelques frayeurs, confirme cette capacité à ne pas céder et à tenir bon. Quant à l’attaque, si Missaoui donna le ton par des frappes souvent mal cadrées et des incursions confondant parfois vitesse et précipitation, Seiko quant à lui naviguait sur le front de l’attaque et son placement et ses dribbles étaient toujours un casse-tête pour les défenseurs. Le CSS, bien que dominé durant la deuxième période n’a pas délaissé son jeu plaisant, rapide et efficace, car le score aurait été plus lourd si les différentes occasions qui se présentèrent aux Béjaois furent concrétisées. Finalement, le verrou de cette défense sfaxienne cadenassée a sauté uniquement sur un penalty sanctionnant une faute commise sur Missaoui en pleine surface de réparation. Le résultat de parité, bien qu’équitable, est toujours frustrant pour les béjaois qui évoluèrent à domicile et qui ne purent concrétiser des occasions en apparence faciles. La palme revient au gardien Saidi qui fut le héros de la rencontre.
«Le but sfaxien dans les premières minutes et contre le courant du jeu a brouillé nos cartes, mes joueurs sont jeunes et ont vite perdu la concentration», nous confia Kouki, le coach de l’OB, «on a évolué au début de la rencontre avec deux stoppers Hammami et Derbali et ce pour neutraliser les avants adverses, et en deuxième période, on a évolué avec trois pivots, Jlassi, Trabelsi et Kerkenni et on a égalisé ensuite j’ai fait sortir Trabelsi pour faire rentrer Chedli Melki et on a évolué en un 4-3-3 qui sied bien avec les potentialités de mes joueurs. Une nouvelle mentalité est née, l’équipe apprend à réagir et vous devez vous rappeler que notre adversaire n’était pas n’importe qui», conclua-t-il.

Youssef




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com