Les sionistes poussent Washington dans le bourbier iranien : Vers une guerre israélienne par procuration





Les autorités militaires estiment que seule une action armée entreprise par les Américains et leurs alliés permettraient de stopper le programme nucléaire iranien.

Le Quotidien-Agences
La radio militaire israélienne a précisé que lors des délibérations avec le Premier ministre Ehud Olmert, les responsables militaires avaient déclaré que «les efforts diplomatiques s’étaient finalement soldés par un échec". Quant à l’ancien ministre travailliste Ephraïm Sneh, actuellement député du parti, il a déclaré : "Nous ne devons pas compter seulement sur le monde".
Le programme nucléaire de l'Iran, ennemi juré d'Israël, devrait dominer la première visite à Moscou du Premier ministre israélien Ehud Olmert au moment où la Russie s'oppose à des sanctions contre Téhéran.
Olmert est attendu mardi à Moscou pour une visite de trois jours durant laquelle il s'entretiendra avec le président Vladimir Poutine.
Cette visite s'inscrit dans le contexte des pressions internationales grandissantes contre l'Iran, appelé à suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, un procédé permettant d'obtenir aussi bien le combustible nécessaire à une centrale nucléaire que la matière première pour l'arme suprême.
"Le Premier ministre va présenter à la Russie la position d'Israël sur
cette question et tenter de la convaincre d'appuyer des sanctions contre l'Iran", a déclaré un haut responsable israélien.
"La Russie a un rôle stabilisateur essentiel dans la région en raison des fortes relations qu'elle entretient avec Israël et l'Iran", a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat.
L'annonce, le 9 octobre, par la Corée du Nord d'un essai nucléaire a ravivé les inquiétudes d'Israël, qui accuse l'Iran de vouloir acquérir l'arme atomique sous couvert de programme civil.
Le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres a établi un parallèle entre les projets nucléaires de l'Iran et de la Corée du nord, et préconisé des sanctions économiques internationales pour les freiner.
"C'est l'hésitation à infliger des sanctions économiques qui ouvre la voie à des actions militaires", a-t-il récemment averti.
Membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, la Russie qui a construit la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran et noué d'importants liens économiques avec ce pays privilégie la diplomatie aux sanctions préconisées par Washington après le refus de Téhéran de suspendre l'enrichissement d'uranium.
Pendant le sommet Poutine-Olmert "il y aura des sourires et des poignées de mains, mais les entretiens seront difficiles", estime l'analyste Zeev Khanin du Centre de recherches de Herzlya, près de Tel-Aviv.
Ces dernières années, les relations israélo-russes ont été assombries par les ventes d'armes sophistiquées de Moscou à la Syrie et à l'Iran.

L’ambassadeur d’Iran à Paris : Les Américains ne feront pas l'erreur de nous attaquer

Le Quotidien-Agences
«Nous préférons la négociation sur le nucléaire. Mais nous sommes préparés à toutes les éventualités, car nous voulons la reconnaissance de notre droit à cette technologie. Je crois que les États-Unis, embourbés comme ils sont en Irak et en Afghanistan, ont compris la leçon. Mais si jamais ils commettaient cette erreur d'attaquer l'Iran, ils en subiraient les conséquences...»
Quelque 48 heures après l'essai nucléaire supposé en Corée du Nord, l'ambassadeur d'Iran à Paris, Ali Ahani, s'est montré parfaitement à son aise, hier après-midi, au Centre d'accueil de la presse étrangère devant plusieurs dizaines de journalistes - dont une bonne moitié de correspondants arabes, il est vrai. Et quand un journaliste israélien du quotidien Maariv lui a posé une question sur les intentions du président iranien de «rayer Israël de la carte», il a seulement indiqué d'un signe définitif qu'il ne répondrait pas à ses questions.
L'Iran n'a «jamais» souhaité se doter de l'arme nucléaire, a dit en substance le diplomate, vêtu à la mode islamo-iranienne, costume noir et chemise blanche sans cravate boutonnée sous le menton. L'Iran a accepté «tous» les contrôles réclamés par l'Agence internationale de l'énergie, mais revendique son droit le plus strict de produire de l'uranium enrichi: «On veut nous priver de cette technologie. On prétend nous interdire de posséder un couteau, sous le prétexte qu'un jour on pourrait l'utiliser pour tuer quelqu'un...»
L'ambassadeur a refusé de condamner explicitement la Corée du Nord : «Nous sommes pour le désarmement nucléaire mondial», a-t-il laissé tomber. Précisant qu'il n'y avait «aucun accord nucléaire» entre les deux pays, seulement "d'excellentes relations" bilatérales.
A un journaliste iranien de Radio Free Europe - donc hostile au régime - qui lui demandait prudemment si les «excès» du président Ahmadinejad ne nuisaient pas à l'image de l'Iran dans le monde : «L'hostilité de certains pays occidentaux n'est pas nouvelle et n'a rien à voir avec ces déclarations. En revanche, beaucoup de pays non alignés nous soutiennent dans nos revendications...»
Que pense-t-il des nombreuses déclarations de responsables sur le droit de l'Iran à se doter de la bombe? «Je n'ai jamais entendu ça de la part de responsables. Le Guide suprême a clairement interdit tout stockage nucléaire sur le territoire. Si des journalistes ou des parlementaires ont dit autre chose, ça les regarde, chacun a le droit de dire ce qu'il veut...»
A une journaliste grecque qui l'interrogeait sur les droits de l'homme en Iran, la politique vis-à-vis d'Israël : «Sur les droits de l'homme, il y a eu de grands progrès, a-t-il dit avec aplomb. Par exemple nous avons décidé un moratoire complet sur la lapidation des femmes... En ce qui concerne Israël, je rappelle que nous n'avons rien contre les Juifs.»

Les 25 prêts à confirmer la suspension des négociations

Le Quotidien-Agences
Les ministres européens des Affaires étrangères devraient confirmer mardi la suspension des négociations avec l'Iran sur le nucléaire faute de résultat, et le retour au Conseil de sécurité de l'ONU de ce dossier, ont indiqué hier plusieurs diplomates européens.
Les ministres vont déclarer mardi que "les négociations avec l'Iran (sur le nucléaire) sont terminées en raison du manque de résultat", a indiqué l'un de ces diplomates, en soulignant qu'une déclaration en ce sens figurait dans les conclusions que devraient adopter les ministres mardi à Luxembourg.
Toutefois, selon plusieurs autres diplomates et le projet de conclusions qu'a pu voir la déclaration que devraient faire les 25 est plus nuancée et laisse la porte ouverte à une reprise des négociations.
L'Union européenne estime que "la poursuite des activités d'enrichissement par l'Iran ne laisse pas d'autre choix à l'Union européenne que de soutenir les consultations sur des mesures" punitives au Conseil de sécurité de l'ONU, indique ce projet de conclusions.
L'UE "note cependant que la porte des négociations reste ouverte", "réaffirme son engagement à arriver à une solution négociée", et "presse l'Iran de suivre la voie positive qui lui est offerte", ajoute-t-il.
Le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solana, qui menait depuis juin les négociations avec l'Iran au nom des grandes puissances, doit faire le point avec les 25 sur le dossier nucléaire lors de la réunion de Luxembourg.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com