Le Hamas accuse : «Les Etats-Unis financent le Fatah»





Le mouvement Hamas a accusé le Fatah d’accepter une aide américaine dont l’objectif est de faire tomber le gouvernement.

Le Quotidien-Agences
Le Hamas a déclaré que le Fatah se comportait comme un relais de Washington dans la région.
Le département d’état américain a créé un fond de 42 millions de dollars après que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes de janvier dernier, disant que ces fonds doivent servir «à protéger et promouvoir la modération ainsi qu’une alternative démocratique au Hamas».
Les Etats-Unis, avec d’autres pays donateurs, a coupé les financements en direction du gouvernement dirigé par le Hamas après sa mise en place en mars, qualifiant le Hamas d’«organisation terroriste».
Bien que les officiels américains affirment que rien n’ait encore été utilisé sur ces 42 millions, le Hamas a accusé Washigton de s’immiscer dans les affaires palestiniennes.
Salah Bardawil, un des porte-parole du Hamas, a estimé que «le financement américain» avait pour but déclaré de faire revenir le Fatah au pouvoir, après qu’il ait dominé la politique palestinienne pendant des décennies. Il a ajouté : «L’Amérique tente de consolider ses idées de croisades lancées par Bush, et ils veulent des moyens pour cette guerre».
Micaela Schweitzer-Bluhm, une porte-parole du consulat américain à Al Qods a déclaré que les Etats-Unis n’envoient aucun argent directement aux partis politiques palestiniens. Ils envoient cependant de l’argent et fournissent aussi de l’expertise à des associations qui ont des liens étroits avec des partis politiques «non liés au terrorisme».
Elle a déclaré également : «Nous les rendons plus capables de participer aux élections.»
D’après elle c’est une question «d’interprétation» que de dire que les Etats-Unis veulent renverser le Hamas. Les officiels du Fatah ont cherché à prendre leur distance par rapport aux Etats-Unis. Mohammed Hourani, un porte-parole du Fatah, a affirmé que le parti n’accepte pas d’argent américain.
D’après lui : «Le Fatah refuse toute aide en provenance des Etats-Unis, que nous considérons comme un médiateur injuste».

Le Hamas nie qu'il attaquerait les intérêts U.S

Le Hamas a démenti le reportage selon lesquel il envisage d'attaquer les intérêts américains au Moyen-Orient.
Khalil Abu Laila, un leader du Hamas à Gaza, a fait cette remarquer en réponse à une nouvelle publiée par la revue Time basée aux Etats-Unis, qui affirme que les militants du Hamas vont attaquer les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient si Washington cherche à renverser le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas.
Abu Laila a déclaré que ces accusations étaient sans fondement, disant qu'il s'agit des "solutions créatives que le secrétaire d'Etat américain a mentionnées pour faire face au Hamas et au gouvernement du peuple palestinien".
"Nous allons pas lancer des attaques en dehors de la Palestine occupée. C'est la politique du Hamas et je confirme que notre Jihad ne sera pas mené en dehors des terres occupées de la Palestinienne", a-t-il déclaré.



Mofaz propose d'appréhender un ministre du Hamas

Le Quotidien-Agences
Le ministre des Transports, Shaoul Mofaz, a proposé au cours de la réunion du gouvernement d'arrêter le responsable des affaires intérieures de l’Autorité palestinienne, Saïd Siam (Hamas). Ce dernier, recherché par Israël, vient d'effectuer une tournée en Syrie et en Iran. Le leader a signé des accords de coopération pour améliorer l'entraînement de la force de 'police' fidèle au cabinet du Hamas. La proposition de Mofaz a toutefois été rejetée.



Livni rompt le Ramadan avec des ambassadeurs arabes

Le Quotidien-Agences
Tsippi Livni continue à soigner sa popularité, cette fois au sein du monde arabe. Dans cette optique, la ministre des Affaires étrangères a décidé de prendre part dimanche soir au repas suivant le jeûne du Ramadan, organisé pour les ambassadeurs musulmans dans la salle à manger de l’hôtel King David d’Al Qods occupée. Cet événement a été rapporté par le site NRG, du quotidien Maariv.
Livni a ainsi partagé le dîner des diplomates égyptien, jordanien et mauritanien auquel s’était joint un représentant de l’Autorité palestinienne. La ministre a d’ailleurs décidé d’inviter, à cette occasion, un autre responsable palestinien, Hana Siniora, délégué du Fatah. Saeb Arekat, chargé des négociations, et un membre actif du comité exécutif de l’OLP, Yasser Abed Rabo, devaient également être présents mais ils se sont excusés au dernier moment, devant se rendre en Jordanie pour une réunion urgente du Fatah.
Tsippi Livni a également invité de hauts fonctionnaires de son ministère et du département du Proche-Orient à prendre part au repas, ainsi que d’autres diplomates arabes subalternes en poste en Israël.
Le site NRG rapporte que l’ambiance était plus que cordiale et que "le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Aaron Abramowitz, n’a pas hésité à embrasser l’ambassadeur égyptien Mohamad Assem Ibrahim".
La ministre a tenu des propos plutôt surprenants. Après avoir déclaré qu’elle avait appris des choses intéressantes sur le Ramadan, elle a en effet ajouté : "Il s’agit surtout d’une fête familiale. Bien que nous ne soyons pas apparentés, je peux affirmer que nous sommes des amis, du même quartier. Je suis convaincue que nous avons beaucoup d’intérêts communs et que nous partageons un certain nombre de valeurs". Des propos lénifiants laissant croire, un bref instant, qu’aucun conflit n’oppose Israël à ses voisins arabes.
L’ambassadeur égyptien a prétendu pour sa part que ce dîner pris en commun prouvait que "les choses avaient changé ces trente dernières années au Proche Orient". Son collègue jordanien, a ajouté qu’il espérait "voir d’ici l’an prochain l’émergence d’un Etat palestinien indépendant aux côtés d’Israël".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com