Tunis Une avocate, une femme médecin et une enseignante universitaire piégées par un Don Juan





Tunis - Le Quotidien
Les agents de police relevant du commissariat d’un quartier huppé de la capitale recherchent actuellement un jeune homme âgé d’une trentaine d’années. Celui-ci a ramassé de manière frauduleuse un joli pactole estimé à plus de deux cent mille dinars en promettant le mariage à plusieurs vieilles filles dont une dentiste et une enseignante de philo ainsi qu’une avocate.
Quoi qu’on dise le mariage demeure un fardeau qui pèse lourd sur les épaules des jeunes filles surtout celles qui ont atteint le «seuil critique» de la trentaine.
Démographiquement le pays compte plus de filles que de garçons et l’on est loin du fameux adage qui dit qu’une fille peut être fiancée à sept garçons, mais finalement seul le plus beau, le plus fort et le plus aisé peut en être l’époux.
Toujours est-il que sous l’influence de cette pression plutôt sociale, les candidates au mariage sont une proie facile si bien que des énergumènes malveillants n’hésitent pas à tirer profit de ces véritables drames.
En témoigne cette affaire dont le principal protagoniste est un jeune homme âgé d’une trentaine d’années. Ayant le mot facile tout en attachant un intérêt particulier à son apparence, ce baratineur de premier degré se faisait passer pour un docteur en médecine à la recherche de son autre moitié.
Mieux encore et afin de dénicher l’oiseau rare, le pseudo médecin ne fréquentait que les endroits huppés et laissait croire auprès de ceux qui le croisent qu’il voulait rompre coûte que coûte avec la solitude et le célibat. Il faut dire qu’avec son statut, ce candidat au mariage était réellement un véritable oiseau rare.
Il attira particulièrement l’attention d’une jeune fille avocate de son état qui a trente cinq ans peinait, encore à trouver un mari. Elle fut présentée ainsi par un couple marié à notre prince charmant.
Rapidement, on est passé aux choses sérieuses et notre bonhomme a commencé à parler mariage au grand bonheur de notre avocate.
Dans la foulée, le prétendant au mariage invita sa future femme à venir vérifier l’avancement des travaux dans sa villa qu’il construisait. Ce fut également l’occasion pour lui faire état de quelques difficultés financières dues au retard de paiement d’un crédit bancaire. L’avocate tomba au piège et lui avança vingt mille dinars.
Bien évidemment, notre pseudo médecin s’est éclipsé mais pas avant de faire le même coup à plusieurs autres candidatures au mariage dont une dentiste et une enseignante de philo. En tout et pour tout, l’escroc s’est envolé avec deux cent mille dinars.
Plusieurs plaintes ont été déposées donnant lieu à l’ouverture d’une enquête. L’escroc est actuellement recherché par les agents de police.

H.M.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com