U.S.M. – Al Ahly : Motivation à toute épreuve





Ligue arabe des champions (1er tour retour) - Stade El Menzah (22h00)

Ayant joué la 6ème journée du championnat national, contre l’ESZ, le samedi, les Usémistes ont profité, le dimanche, de leur repos pour assister en spectateurs, à la rencontre ESHS - EGSG.

Accompagnés du staff technique composé de Yaâcoubi, de Samir Jouili et de Karim Sebiï, ils ont été acclamé par un public emballé après la victoire de Zarzis. Le lundi, ils ont repris leur activité pour une séance en nocturne à 22 heures, le même horaire de la rencontre retour à El Menzah, pour reprendre de plus belle, le mardi, avant de mettre le cap sur Tunis. Les Saoudiens ayant décliné l’hospitalité de leurs homologues monastiriens de loger dans un hôtel 5 étoiles dans la ville du Ribat, et préféré élire domicile à la capitale, ont épargné les dirigeants usémistes d’un souci non souhaité pour se concentrer sur leur sujet

Dans la peau d’un champion
Occupant la première loge du classement général, à l’issue de la dernière journée, après un parcours de 10 rencontres sans concéder la moindre défaite, Alaya et consorts sont déterminés à ne pas s’arrêter en si bon chemin pour confirmer si besoin est, cette embellie jamais observée dans les annales du club. Sans leur monter délibérément à la tête, ce qui est un risque à éviter, cet exploit devra être oublié pour s’attaquer à cette échéance capitale dans les meilleures conditions requises. De tous les joueurs que nous avons abordé, avant-hier, sur la pelouse de Ben Jannet, force est de constater qu’une sérénité psychologique salvatrice règne au sein du groupe avec cette détermination de profiter, à bon escient, d’une motivation éveillée, et dont il ressort que la prohibité n’a point droit de cité dans la conscience de tout un chacun. Sachant pertinemment, que les débats ne seront plus de tout repos, face à des Ahlaouis ayant été tenus en échec chez eux et que, seule, une réhabilitation pourrait sauver la mise. Les hommes de Kaïs Yaâcoubi sont parfaitement armés pour faire face à toute éventualité, du moment que, eux aussi, n’auront d’autre alternative que de s’assurer les 3 points de la victoire pour pouvoir passer au second tour qui constitue l’objectif assigné.

Pour une offensive ou outrance
Ayant évolué, lors de la rencontre aller, à Jeddah, en 4 - 5 - 1, avant d’opter, en seconde mi-temps pour un 4 - 3 - 3 à vocation offensive avec la rentrée de Maâtouk, et Jerry aux côtés de Owen, tout porte à croire que le coach usémiste a défini, autrement, son choix, pour la rencontre d’aujourd’hui. Le 4 - 4 - 2 semble être sa préférence pour une meilleure occupation du terrain qui permettra de dominer outrageusement les débats tout en obligeant l’adversaire de battre en retraire - Bnouni, Falhi, Ben Abdelkader, et Tarek Salem (ou Ayari) dans l’entrejeu, puis Jerry, et Owen, à la pointe de l’attaque, nous paraît l’opération retenue par Yaâcoubi. En parallèle avec ce choix porté vers l’offensive dans la finalité de miser sur l’effet de la surprise, pour marquer d’entrée, l’arrière-garde composée de Farnando, Alaya, Mzali et Boukorrâa, est appelée à se doter d’une vigilance rigoureuse, et éviter d’accepter le jeu dans ses propres zones et contrecarrer les velleités adverses. Pour de telles confrontations où la qualification est en point de mire, il est conseillé, entre autres, d’avoir des nerfs décontractés pour un meilleur éveil.

Formation probable
Nefzi, Mzali, Fernando, Boukorrâa, Bnouni, Alaya, Falhi, T. Salem, Maâtouk, Jerry, Owen.

Mansour NABLI


Adel Nefzi : «Ne pas décevoir»

Vous voilà à deux doigts d’un exploit historique?
Il nous faut passer au second tour, même si l’adversaire s’appelle Ahly Jeddah qu’on qualifie de monstre sacré du football saoudien et qu’il est venu chercher une certaine réhabilitation après son échec essuyé en match aller. Je reconnais que notre responsabilité est énorme, dans la perspective où nous n’avons point le droit de décevoir nos supporters après un parcours jusque-là sans faute. Et c’est la réalité du terrain qui définira les faits, surtout qu’on nous a contraints à négocier cette rencontre-événement en dehors de nos bases, et dans des conditions auxquelles nous ne nous sommes pas habitués, sans que cela ne puisse constituer une entrave de taille à notre détermination de parachever cette longue marche triomphale par une nouvelle performance.

Comment faire la part des choses entre le match aller et celui d’aujourd’hui?

A Jeddah, l’USM a entamé une aventure sans la moindre expérience acquise dans de telles épreuves continentales, mais que nous avons pu sauter sans dégâts. Dès lors, nous avons bénéficié d’une certaine prise de conscience en nos moyens, tout en nous débarrassant de ces appréhensions qui nous guettaient au départ. Une fois cette confiance retrouvée, et que notre adversaire est, désormais une vieille connaissance , nous nous sommes libérés d’un lourd handicap psychologique. Ce sentiment réconfortant nous donnera de nouvelles ailes pour confirmer ce dont nous sommes capables. «Je suis persuadé qu’avec cette stabilité morale, nous serons en mesure de relever le défi et créer l’événement».

Que craignez-vous le plus entre la pression psychologique et l’adversaire?

C’est le premier handicap qui me fait le plus trembler, en ce sens que toute crainte est à bannir du mental des joueurs. Heureusement que sur ce plan la préparation était performante, et nous ne sommes point habités par la moindre peur au ventre. Physiquement, nous sommes parfaitement au point, et c’est là un argument majeur à faire prévaloir, contrairement aux conditions pénibles que nous savons rencontrées en match aller. L’hypothèse d’être contraints aux tirs aux buts pour nous départager me semble plutôt l’équation qui pèserait lourd sur le mental des joueurs, une éventualité que je souhaite ne pas aborder. Notre objectif est d’arracher la qualification au terme de 90 mn à jouer.

L’USM passe par une période faste est-ce suffisant pour le moral?
Chaque rencontre ayant ses propres spécificités, nous ne pouvons qu’oublier la dernière marche pour parvenir à bon port. Pour le moment, nous sommes concentrés sur cette échéance que nous avons minutieusement préparée et que nous sommes déterminés à négocier en dehors de toute autre considération. Notre cran, le réalisme de mes coéquipiers et la mobilisation qui nous libère de tout souci sont autant de facteurs qui plaident en notre faveur pour poursuivre cette belle aventure.

Propos recueillis par
M. NABLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com