Affaire Katzav : Une course à la présidence se profile





Avant même l'inculpation attendue pour viol du président israélien Moshé Katzav, la classe politique se mobilisait hier pour sa succession, l'écrivain américain Elie Wiesel figurant parmi les possibles candidats évoqués.

Le Quotidien-Agences
Prix Nobel de la paix en 1986, Wiesel serait selon le journal Maariv la personnalité "indépendante et n'émanant pas du monde politique" à laquelle le Premier ministre Ehud Olmert songerait pour briguer les fonctions de chef d'Etat, un poste surtout représentatif et honorifique.
Mais les médias évoquent de nombreux rivaux potentiels, dont les plus en vue sont le vice-Premier ministre Shimon Peres, le député du Likoud (droite) Réuven Rivlin, l'ex-Grand rabbin d'Israël Meir Lau, la députée travailliste Colette Avital, voire le célèbre écrivain Amos Oz.
Polyglotte jouissant d'un grand prestige sur la scène internationale, Wiesel, 78 ans, dont l’œuvre est principalement consacrée à la Shoah, n'a pas été contacté officiellement.
Il pourrait très rapidement acquérir aussi la nationalité israélienne s'il était désigné au poste de premier citoyen du pays. Après la création d'Israël en 1948, une proposition en ce sens avait été faite à Albert Einstein, Américain d'origine allemande, qui avait décliné l'offre.
Le président israélien est élu pour un mandat de sept ans par la majorité des 120 députés de la Knesset (Parlement). Le mandat de Katzav s'achève normalement en juillet 2007.
La police a recommandé au conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, qui fait office de procureur général, d'engager des poursuites contre lui pour son implication présumée dans une grave affaire de harcèlement sexuel et de viol.
Katzav a pourtant reçu hier les lettres de créances de cinq ambassadeurs étrangers: "Je vais bien et suis heureux que vous vous intéressiez à cet évènement important", a-t-il déclaré aux nombreux journalistes présents, dans des propos rapportés par la radio.
"Je souris, car je connais la vérité", a-t-il ajouté en allusion aux soupçons pesant sur lui.
La veille, comme si de rien n'était, il avait participé avec son épouse
Gila à une cérémonie à Al Qods lançant une campagne de collecte de dons pour la recherche sur le cancer.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni a publiquement déclaré qu'il n'était "pas normal que Katzav continue d'assumer ses fonctions".
Selon un sondage publié par le quotidien Yédiot Aharonot, pas moins de 66% d'Israéliens le pressent de démissionner sans attendre, contre 24% qui souhaitent son maintien et 10% sans opinion.
Interrogé à la radio publique, le ministre de la Justice Meir Sheetrit a indiqué qu'avant d'envisager la succession de Katzav "il faut d'abord attendre que Mazouz décide de l'inculper, et qu'il démissionne".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com