Radhia Douiri : Souvenir des jours pour toujours !





Jusqu’au 28 octobre à la M.C. Ibn Khaldoun, l’exposition de Radhia Douiri “Souvenirs des jours qui passent” arrête le temps aux confins de quelques retrouvailles.

Des trouvailles intéressantes reproduisant ici l’errance de Radhia Douiri à travers le temps.
Dans cette installation qui longe les murs de la salle d’exposition, des lamelles étroites s’allongent tels les jours de la semaine.
L’artiste marque dessus dans quatre langues différentes (l’italien, le français, l’arabe et l’anglais) les sept jours de la semaine. Elle nous fait sentir le bruit des matières qui se frottent tels les jours qui s’enchevêtrent.
Le tout à travers une belle alliance de laine et de tule déposés différemment, rappelant le style berbère dans la décoration.
Radhia Douiri nous confie, en effet, qu’elle en est férue.
“Les souvenirs des jours sont pour moi synonymes d’une Tunisie d’antan là où se rencontrent divers objets matières rappelant la vie des berbères, nos ancêtres”, dit-elle.
Il faut dire que Radhia Douiri n’est pas à sa première exposition de ce genre. Depuis 1986, son diplôme en poche, l’artiste se lance dans la découverte de la matière qu’elle manipule à son gré pour mettre au goût du jour un style berbère révolu. Avec son cachet qui se confirme de jour en jour. Elle sillonne plusieurs régions du pays. En 2002, à Paris, son exposition qui a porté sur “les portes de la Médina” a été plébiscitée par le public et plusieurs critiques. Aujourd’hui, l’artiste se penche sur le domaine de la confection pour créer des costumes inspirés de la tradition mêlée à une touche de modernité.

Mona BEN GAMRA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com