Jouets dangereux : Les accidents se poursuivent malgré la sensibilisation





La campagne de sensibilisation contre les jouets à risque a démarré au début du mois d’octobre. Organisée par le ministère de la Santé publique en collaboration avec les ministères des Affaires religieuses, des Affaires de la femme et la famille, de l’enfance et des personnes âgées, de l’éducation et la formation ainsi que les Organisations Non Gouvernementales concernées par la question, cette campagne va se prolonger durant toute l’année scolaire.

Tunis - Le Quotidien
En effet, les jouets dangereux n’ont pas disparu du marché, lequel est bien alimenté par le commerce, notamment parallèle. Les enfants trouvent ainsi à leur portée des pétards qui ressemblent plutôt à des mini-bombinettes ainsi que des gadgets très dangereux.
Pour parer à ce phénomène le travail des équipes de la santé scolaire au sein des établissements sera focalisé sur la sensibilisation. Et ce dans les clubs de santé en particulier.
Pour leur part, les établissements scolaires consacrent dix minutes dans tous les cours à ce sujet.
Et de recommander de poursuivre cette approche à chaque fois que l’occasion se présente.
Le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées veille également sur la sensibilisation des enfants dans les différentes structures relevant de sa tutelle.
Certes, l’effort de ces espaces contribue à la vulgarisation des risques de ces jouets. Mais l’efficacité ne peut pas avoir lieu quand ces gadgets ne disparaissent pas du marché. Des pistolets de tous genres, des tire-boulettes, des pétards et d’autres objets attirent certaines bourses. Pourtant, un simple jeu d’un enfant pendant Ramadan ou le jour de l’Aïd peut à n’importe quel instant tourner au drame.
Dans les différents hôpitaux d’ophtalmologie, les statistiques attestent des accidents qui surviennent au cours des jours de l’Aïd. Chaque année, ces incidents augmentent sensiblement. En 2004, le nombre des victimes enregistrées à l’hôpital Hédi Raïes a atteint vingt-cinq cas. A Sousse, le service d’ophtalmologie de l’hôpital Farhat Hached a accueilli soixante quatre enfants victimes des jouets dangereux.
D’ailleurs, une étude réalisée à Monastir a montré que ce type d’accidents chez les enfants âgés entre 8 mois et 15 ans s’élèvent à 63%.
Tous ces drames ne dissuadent pas encore le commerce. Et ce n’est pas étonnant. Car il n’y a pas que les jouets à risque qui défient la réglementation.
Et c’est à ce problème qu’il faudra trouver une solution urgente et en profondeur.

M.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com