Deux attaques suicides à Bagdad, calme à Al-Amara





Deux nouvelles attaques ont secoué hier la capitale irakienne, faisant quatre morts alors que le calme est revenu à Al-Amara, ville du sud de l'Irak où pendant deux jours, des miliciens du chef chiîte Moqtada Sadr ont affronté la police.

Le Quotidien-Agences
Dans le centre de Bagdad, quatre personnes ont été tuées et 15 blessées, toutes des civils, lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa charge dans un bus, selon le ministère de l'Intérieur.
Plusieurs femmes et des enfants se trouvaient dans le véhicule. Ils venaient d'acheter des vêtements et des jouets en prévision de la fête de l'Aïd al-Fitr, selon un photographe de l'AFP, qui a vu des sacs contenant des vêtements et des jouets près de la carcasse du bus.
A Al-Amara la vie a repris son rythme après deux jours de violents heurts entre miliciens radicaux et la police, qui ont fait selon un dernier bilan de source hospitalière 24 morts et 150 blessés.
Selon des journalistes de l'AFP sur place, les miliciens armés ont disparu des rues contrôlées par l'armée.
Le secrétaire d'Etat irakien à la Sécurité nationale, Chirwan al-Waili, dépêché par le Premier ministre Nouri al-Maliki, a estimé que la crise était en voie de règlement.
"C'est l'armée qui a pris maintenant le contrôle de la ville, où le calme règne depuis vendredi soir. La police a regagné les casernes et les miliciens ont reçu pour instruction de ne pas circuler dans les rues". Selon lui, les autorités n'ont pas le projet d'instaurer un couvre-feu ou de faire appel aux forces britanniques.
Le porte-parole militaire britannique, le commandant Charlie Burbridge, qui se trouve à Bassorah (sud), a indiqué pour sa part que "la situation est absolument calme mais demeure très tendue. Tout pourrait repartir".
La Grande-Bretagne a mis en alerte un groupe de combat de 600 hommes, prêt à intervenir à la demande des autorités irakiennes.
Vendredi, un groupe de 200 à 300 miliciens avait occupé certaines rues, après avoir dévasté trois postes de police, dont deux ont brûlé au cours des affrontements.
Ils protestaient contre l'arrestation jeudi dans cette ville chiîte du frère d'un commandant de l'Armée du Mahdi, accusé d'avoir causé la mort du directeur des services de renseignements de la police de la ville et de trois de ses collaborateurs, avec une bombe artisanale, en début de semaine.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com