Liban : La France doute de l’efficacité de la Finul II





Le Quotidien-Agences
La France est de plus en plus sceptique quant au rôle de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul II), dont le mandat lui paraît ambigu et, comme en témoigne la poursuite des incursions des avions israéliens dans le ciel libanais, partiellement inefficace.
Des chasseurs israéliens ont survolé Beyrouth, ainsi que le Liban sud, dimanche 22 et lundi 23 octobre, en dépit des critiques grandissantes de la communauté internationale. Ces survols bafouent la souveraineté du Liban, pourtant réaffirmée par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le président Jacques Chirac avait estimé, vendredi, que les incursions israéliennes dans l'espace aérien libanais sont contraires "à l'esprit et à la lettre de la 1701". Dimanche, le ministre israélien de la défense, Amir Péretz, a répliqué que le gouvernement libanais n'appliquant pas la résolution 1701, qui prévoit un embargo sur les armes à destination du Hezbollah, Israël est fondé à poursuivre ses vols : "Nos renseignements font état d'efforts accrus pour faire passer des armes au Liban (via la frontière libano-syrienne). L'accroissement de ces tentatives accroît la légitimité de nos survols", a-t-il expliqué.
A Paris, un haut responsable militaire constate que "l'esprit de la Finul II" (qui dispose d'un mandat plus "robuste") ne souffle guère et craint que les casques bleus ne soient à nouveau "humiliés et décrédibilisés". La France va observer attentivement la situation, afin de décider si, fin février, elle revoit à la baisse sa contribution militaire. A quelques mois du scrutin présidentiel français, remarque un responsable militaire, "nous n'avons aucun avantage à demeurer à la tête de la Finul".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com