Prévention contre la grippe aviaire : Les réseaux de surveillance ornithologiques reprennent du service…





La migration des oiseaux vers les zones de nidification en Afrique devrait atteindre son pic en novembre. Les réseaux de surveillance ornithologiques s’y préparent en collaboration avec la FAO.

Tunis — Le Quotidien
Plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs font escale depuis la première semaine de septembre dans les zones humides de la Tunisie (Bizerte, Gabès, Cap-Bon...). Il s’agit essentiellement des limicoles tels les chevaliers et les gravelots qui devraient continuer leur migration vers les zones de nidification en Afrique subsaharienne. La vague migratoire atteindra son paroxysme à partir de novembre prochain. «Une partie de ces oiseaux hiverne dans nos murs, mais la majorité reprend la route vers le lac du Niger et le bassin du Mali après quelques semaines d’escale», explique M. Abdelmajid Debbar, ornithologue et secrétaire général de l’Association «Les Amis des oiseaux». L’ornithologue précise cependant que l’heure est désormais à la vigilance. «Des équipes basées à Bizerte, Kairouan, El Haouaria, Gabès et Gafsa surveillent les oiseaux déjà arrivés, en étroite collaboration avec la FAO et la Direction des services vétérinaires», indique-t-il. Et d’ajouter : «Ces équipes relèvent les cas suspects qui seront par la suite analysés en Tunisie et aux Etats-Unis».
Côté prévention contre le virus H5N1 responsable de la grippe aviaire, le vaccin contre la grippe saisonnière reste important. «Une importante quantité de vaccins devrait arriver dans dix jours. Plusieurs milliers de doses de Tamiflu (le seul anti-viral qui a donné satisfaction en matière de traitement de la grippe aviaire) ont été stockés depuis l’année dernière», souligne Dr. Amine S’lim, virologiste à l’hôpital Charles Nicolle.

Contamination interhumaine limitée
D’autre part, l’unique cas de transmission du virus H5N1 entre humains, enregistré en juin 2006 dans l’île indonésienne de Sumatra, n’incite plus les experts à l’alarmisme. «Le virus n’a pas muté de telle façon que l’espèce humaine est à la veille d’une redoutable pandémie de grippe aviaire», rassure le Dr. Amine Slim.
La vigilance doit cependant rester la règle, d’autant plus que les oiseaux migrateurs ne constituent, a priori, pas l’unique voie empruntée par le virus pour se diffuser. Le principal foyer infectieux enregistré en Afrique, au Niger, a été identifié en effet dans un élevage industriel. Ce qui nécessite un contrôle plus rigoureux de l’importation des produits avicoles.
Toujours est-il que le plus redoutable reste que le virus se transmette entre humains. Un communiqué publié récemment par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) précise que le virus n’a pas muté de façon significative pour présenter un danger pour l’homme.

Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com