Club culturel de la Comar : Raconte-moi la vraie vie !





Le club culturel de la Comar a clôturé vendredi soir, Ramadan 2006 en beauté. Avec du chant, de l’humour et des hommages pour les plus brillants sur le plateau de l’histoire...

Et sans aucun doute, on pense illico à notre savant Ibn Khaldoun. Qu’on ne cesse de magnifier depuis l’orée de l’an 2006, coïncidant avec le 600ème anniversaire de sa mort dans de nombreux pays.
Beaucoup d’encre est encore en train de couler sur cet homme. Pour ce, Rachid Ben Jemiâ, directeur général de la Comar et homme de culture n’a pas trouvé mieux que l’historien Abdessattar Amamou pour passer en revue la vie un peu trop rythmée de ce savant.
Eloquent à souhait et par son genre anecdotique saisissant, notre conteur national ne s’est pas seulement contenté de nous parler de l’homme savant et sociologue, mais du citoyen de la dynastie des Hafsides. Tout autour de la vie intime et sociale de Abderrahmane Ibn Khaldoun il y a tout un paysage social, culturel et politique régnant. De par ses écrits, de par ses connaissances, de par ses fréquentations et ses pérégrinations en de nombreux endroits au nord et au sud et entre Orient et Occident. Une vraie richesse qui a quelque chose sur sa formation et surtout sur ses déductions et synthèses. Un homme pas comme les autres hommes et qui a attisé à la fois la curiosité, la colère et l’étonnement de ses contemporains.
Impossible de pouvoir arrêter notre Abdessattar Amamou. Il adore raconter. Et avec quel art ! Surtout lorsqu’il est entouré de bons gens. Ce soir-là, la salle du sixième étage de la Comar était pleine à craquer et tout le monde à l’écoute. Car Amamou sait accrocher et avec de l’humour, il saupoudre le sérieux et ça passe.
Et personne ne peut décrocher surtout que de lui on apprend beaucoup. Impossible aussi de ne pas chatoyer notre historien pour qu’il nous raconte une «khrafa»... un brin à l’Ommi-Sissi. Il ne dit jamais non.. Stoura doté outre son savoir et son art d’une rare élégance et il répond toujours à la demande positivement.
Mais bien avant la soirée qui a débuté un peu plus tôt que d’habitude a été rehaussée par de la musique et du chant. Meriem Laâbidi (en voilà une revenante !), notre ex-étudiante en psychologie qui a tourné carrément le dos à ses études et s’est consacrée à son art, et sa promotion outre nos frontières nous a paru d’un look nouveau, plutôt au naturel avec cheveux noirs et à la coupe Jeanne d’Arc en frisés a chanté et enchanté pour les plus branchés d’entre-nous. Accompagnée de son guitariste et homme orchestre jouant à la fois à plusieurs instruments), les deux jeunes gens ont trouvé leur bonheur en anglais et en français. Mais le plus avec la chanson française de grande réputation, notamment celle de Charles Aznavour. Le public a aimé et chanté en chœur avec le duo.
Cerise sur le gâteau et comme pour récompenser les vedettes de Choufli Hal, après avoir décerné quelques pensées de souvenirs à Abdessattar Amamou et les deux chanteurs, les Hatem Belhaj et Kamel Touati étaient fortement loués et ont reçu à leur tour des cadeaux...surprises. «Peu importe les commentaires, moi, j’ai aimé ce feuilleton qui a reflété et en finesse la réalité de notre quotidien. Puis j’affectionne le jeu de Kamel Touati qui est toujours égal à lui-même», nous a confié furtivement Rachid Ben Jemiâ.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com