3ème édition des Jeunes virtuoses : Sous le signe de la diversité





A côté de la Turquie, la France, la Syrie, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas, partenaires de la Tunisie qui orchestre depuis 2005 Jeunes Virtuoses, s’ajoute à la troisième édition, qui va se dérouler du 13 au 17 février à Sidi Bou, un autre grand pays, la Russie. Bienvenue au cercle des heureux!


Tunis-Le Quotidien
Quand on parie sur les jeunes, ça y est, ont est bien parti et pour on ne sait combien de temps. L’essentiel est de passer le flambeau pour continuer la tradition. Surtout quand il s’agit de la bonne musique.
“Avec l’organisation de la nouvelle édition de Jeunes Virtuoses, le Centre des Musiques arabes et méditerranéennes consacre sa volonté de faire cette manifestation musicale un événement périodique et régulier, qui ouvre chaque année le bal de sa programmation artistique. Les deux précédentes sessions, nous ont largement confirmé que cette manifestation, lancée en 2005 est appelée à durer dans le temps et à découvrir des talents précoces mais confirmés et qui auront tous les encouragements de notre part ...”, a notamment dit en guise d’ouverture de la conférence de presse donnée hier à Ennejma Ezzahra, le luthiste, musicologue et directeur du CMAM, Mourad Sakli en présence de bon nombre de représentants de services culturels de pays étrangers accrédités chez nous.
Mais ceux qui sont plutôt absents, ce sont des participants de la région. “Même si la participation de musiciens venus des pays arabes sera, encore une fois, en deçà des attentes et ce pour des raisons objectives qui nous dépassent, cette session tient à toutes ses premières promesses. C’est-à-dire la diversité, aussi bien sur le plan des instrumentistes que des répertoires proposés.
Ainsi dix-sept musiciens représentant neuf pays différents meubleront les cinq soirées. Et, toujours dans le sillage de l’an dernier, des masters-classes seront organisées à l’Institut Supérieur de Musique qui se profilent beaucoup plus comme des rencontres”, a ajouté Mourad Sakli qui a annoncé la sortie d’un double CD non destiné à la vente mais qui sera distribué à ceux qui désirent écouter quelques extraits donnés lors de la session de 2006. “Nous souhaitons que ces CD qui constituent la mémoire de cette manifestation, joueront aussi un rôle de carte-visite sonore pour les jeunes talents” dit-il.
Mais ces jeunes talents, il faut vraiment aller les trouver, car vu le niveau des participants de l’autre rive il ne faut pas prendre n’importe qui. Puis il y a aussi le facteur de l’âge. Après tout, c’est pour les jeunes. Il y a donc des critères et des contraintes.
Toutes les soirées sont réparties sur deux temps. L’ouverture sera tuniso-italienne avec du violon Mohamed Gharbi et Greta Medini.
Mercredi, les Svjatoslav Presnyakov et Salem Khan (piano et trompette), des Pays-Bas, puis le tour est à Maria Arkireeva la Russe au piano. La Turquie, même si l’ambassade ne participe pas, par respect à sa grande musique, elle est présente le jeudi avec Bekir Sahin Baloglu au ud. Emmanuel Ceysson jouera de la harpe aux notes de l’Hexagone. Vendredi sera pour la Syrie et l’Allemagne.
Taoufik Mirkhan au qanun et les Tastensilber Magdalena Baez à la flûte traversière (une première tout comme la harpe dans ce festival). L’Allemande Annette Falk au piano sera de la partie. Et pour clôturer sur une bonne note, Fernando Arias jouera du violoncelle à l’Esplanade avant de céder la place à Houcem Masmoudi qui, avec son qanun, va enchanter le samedi 17 février avec des couleurs orientales.
Avant que Mourad Sakli n’achève sa conférence, il a fait le tour des activités du centre durant l’année.
Un “programme diversifié et de haute facture”, nous promet le directeur avec une série de surprises.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com