La Maison Blanche veut minimiser les critiques US de Poutine





Le Quotidien-Agences
La violente diatribe anti-américaine du président russe Vladimir Poutine, ce week-end, souligne l'autoritarisme croissant du Kremlin qui entend profiter de l'enlisement américain en Irak et montrer la puissance de la Russie forte de ses gigantesques possessions de gaz et de pétrole, estiment des experts américains.
Mais, ces mêmes experts cherchent à minimiser les critiques russes estimant qu'elles ne vont pas entamer fondamentalement les relations américano-russes toujours complexes, voire à briser la coopération établie dans de nombreux domaines clés entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide.
La Maison-Blanche a réfuté, avant-hier soir, les accusations du président russe et a affirmé l'engagement des Etats-Unis au "multilatéralisme et au recours à la diplomatie".
"Nous ne sommes évidemment pas d'accord avec cette description des faits selon laquelle les Etats-Unis agissent de manière unilatérale", a déclaré Snow devant la presse.
"Dans les faits, cette administration a montré énergiquement qu'elle était déterminée au multilatéralisme et au recours à la diplomatie", a-t-il dit.
Poutine s'en est pris samedi avec une rare virulence à la politique des Etats-Unis, qui "sortent de leurs frontières nationales dans tous les domaines et cela est très dangereux". Après la fin de la Guerre froide, le "monde unipolaire" dirigé par les Etats-Unis n'a jamais vraiment réussi, sauf à "déstabiliser" davantage le monde, a-t-il dit.
Washington et Moscou divergent sur la situation des droits de l'homme en Russie, la place de l'Otan dans les anciens pays du bloc soviétique, le projet américain de déployer son bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque ou la façon dont la Russie utilise ses ressources énergétiques comme arme diplomatique.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com