Comment décanter la situation au Liban ?





Abdessalam Saïd (Entrepreneur)
«Le dialogue, la seule voie passante»


«La crise au Liban ne peut être résolue que par le dialogue entre la coalition au gouvernement et l’opposition. Sans ce procédé, il ne peut y avoir de stabilité dans ce pays. A mon avis, toutes les parties doivent être impliquées dans les négociations y compris le Hezbollah que dirige Hassan Nasrallah. Cette formation a du poids et demeure incontournable dans les négociations pour une réconciliation nationale au Liban. Certes, la situation est aujourd’hui très compliquée. Car toutes les parties sont soutenues par des alliés qui ont chacun des intérêts au pays du Cèdre. D’autre part, chaque partie lutte pour son influence sur les autres factions du gouvernement libanais».

Lassaâd Bouarrada (Fonctionnaire)
«Impliquer toutes les formations politiques»


«A mon avis, il est très difficile de ramener une paix définitive et durable sans prendre en considération les avis de tous les partis politiques qu’ils soient du gouvernement ou de l’opposition. Je crois à cet effet, qu’il faut impliquer les partis qui soutiennent certaines formations politiques, comme l’Iran, la Syrie, mais aussi les pays occidentaux comme la France, les USA. Il faut, à mon sens, qu’il y ait un vrai dialogue entre, d’abord, ces parties alliées aux différentes factions politiques libanaises et les formations politiques elles-mêmes, d’autre part. Je crois que tous ceux qui sont soucieux de la stabilité au Liban doivent prendre en considération ce paramètre d’une importance capitale pour l’avenir du Liban».

Ridha Ben Khedr (Fonctionnaire)
«Un accord et un consensus sont incontournables»


«Même s’il y a actuellement un semblant de calme au Liban, les attentats d’avant-hier viennent de nous donner une preuve de la fragilité de la paix au pays du Cèdre. Car on a affaire à un scénario politique et à un gouvernement libanais qui ne fait pas l’unanimité auprès de tous les citoyens de ce pays. A mon sens, et afin qu’il y ait une stabilité durable au Liban, il faut un accord et un consensus entre toutes les formations politiques et confessions existant au Liban. De ce fait, tout nouveau gouvernement, doit être représentatif des différentes factions et des confessions de ce pays. Il doit aussi prendre en considération les intérêts des pays alliés et amis du Liban, tout en refusant toute implication étrangère dans les affaires politiques du Liban».

Propos recueillis par
O.W.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com