Coupe de l’UEFA : La grande soirée de Jemaâ





Issam Jemaâ,l’international tunisien a éclaboussé de tout son talent le duel Lens - Panathinaïkos. Avec à la clé deux buts dont le premier restera comme l’un des plus beaux buts en cette édition 2006-2007 de la Coupe de l’UEFA.



La partie s'annonçait périlleuse. Elle a tenu toutes ses promesses, sans négliger le happy end. Vainqueur 3-1 du Panathinaïkos, jeudi à Bollaert, en match aller des seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA, Lens s'est débarrassé d'une lourde chape de pression avant son déplacement à Athènes la semaine prochaine. Longtemps fermés, les débats se sont débridés grâce à Jemaâ, auteur d'un doublé avant le coup de grâce porté par Dindane, sur penalty. Reste l'éphémère égalisation de Salpingidis qui maintient les Grecs dans la course à la qualification.
Hilton et les Lensois se sont longtemps heurtés à Galinovic avant de faire la décision.
On savait que le Panathinaïkos valait mieux que cette correction essuyée au Parc des Princes un soir de décembre (0-4). Que son actuel passage à vide en championnat, son décrochage progressif de la course au sacre national au profit de son grand rival l’Olympiakos n'augurait en rien de son attitude sur la scène continentale. Les Lensois étaient avertis, ils n'ont pas failli. Ou si peu...
Avec un score de 3-1 en leur faveur, les Artésiens ont fait le nécessaire. Peut-être pas l'essentiel. Car dans une semaine, dans l'étouffante atmosphère athénienne, les protégés de Francis Gillot ne devront pas tomber dans la facilité ou l'excès de confiance pour que leur avance s'avère suffisante. La marge de manœuvre est correcte, presque confortable. Mais elle aurait pu, elle aurait dû être plus rassurante encore.
Globalement maîtres de leur sujet au cours d'un premier acte squatté dans le camp adverse - mais étrangement perdu aux points du fait d'une absence dans les cinq dernières minutes de jeu - les Sang et Or n'ont pas eu à patienter longtemps en seconde mi-temps avant d'enflammer Bollaert. Une bonne inspiration de Cousin et un coup de patte puissant de Jemaâ ont très vite laissé penser que le club au Trèfle allait perdre pied à la manière de sa déroute parisienne quelques mois plus tôt .
Par trois fois en effet, Galinovic a dû sortir le grand jeu pour maintenir son équipe à flot juste après l'ouverture du score des locaux. Alors intraitable sur sa ligne, le héros athénien n'aura pourtant pas été exempt de tout reproche dans l'issue nettement favorable aux Lensois. Manifestement moins à son aise dans les airs, c'est bel et bien grâce à lui que Jemaa peut se targuer d'avoir réalisé le doublé dans ce match . Et que dire de cette faute stupide de Vintra sur Dindane en pleine surface, alors que les arrêts de jeu finissaient de s'écouler ?
A la transformation du penalty, Dindane s'est chargé de clore la marque sur un score qui sied décidément bien au Racing ces derniers temps (3-1). Une quatrième victoire de rang toutes compétitions confondues quelque peu assombrie toutefois par la réalisation contestable de Salpingidis. Bien plus qu'un sauvetage d'honneur, un but consécutif à une faute flagrante mais non signalée sur Hilton synonyme d'espoir pour le Panathinaïkos. Gageons que les Lensois sauront se montrer plus solides, la semaine prochaine, qu'ils ne l'avaient été l'an passé à Udine, à ce même stade de la compétition (0-3).




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com