Des analystes rassurent : Pas de retour à la Guerre froide malgré la mobilisation russe





Le Quotidien-Agences
L'intention affichée par la Russie de renforcer son potentiel militaire si les États-Unis installent leur bouclier anti-missiles à ses portes ne signifie pas un retour de la Guerre froide pour les Occidentaux, estiment des analystes.
Selon Washington, l'extension de ce bouclier à la Pologne et à la République tchèque ne vise pas la Russie, dont le pléthorique et moderne arsenal est de toutes façons inarrêtable, mais à dissuader des pays jugés irresponsables comme l'Iran et la Corée du nord de tirer leurs fusées sur les Etats-Unis.
Les considérations techniques mises en avant par Washington n'ont pas empêché le président russe Vladimir Poutine le 8 février à Munich d'affirmer dans un discours à la tonalité très anti-américaine que le projet américain «n'avait rien à voir avec les menaces actuelles dans le monde» et qu'avec d'autres mesures prises par l'OTAN il rompait l'équilibre militaire au détriment de la Russie.
Pour marquer le coup, les responsables russes ont annoncé le renforcement de leur arsenal de fusées intercontinentales (5.000 km et plus) et menacé de dénoncer le traité russo-américain de 1987, dit FNI, qui avait éliminé les engins de plus courte portée, c'est-à-dire ceux qui étaient braqués sur l'Europe.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com