U.S.M. – E.O.G.K. (1 – 0) : Le strict minimum





L’U.S.M. a assuré l’essentiel c’est-à-dire les trois points de la victoire face à une E.O.G.K. qui n’a point démérité et qui aurait mérité le point du nul.


Si les Goulettois-Kramistes n’ont pu profiter de la période initiale du jeu qu’ils ont dominée de bout en bout, pour prendre l’avantage du score, les Monastiriens sont parvenus, par contre, à exploiter à bon escient leur ascendant au cours du second half, grâce à la métamorphose radicale insufflée par la rentrée de Tarek Salem dès l’entame de cette mi-temps. Une montée orageuse depuis ses propres zones, un geste technique de haute envergure ayant mis deux défenseurs dans le vent, un tir foudroyant des 20 m avant de trébucher suite à une agression par derrière, et ce diable de Ben Belgacem, auteur d’un triplé, dimanche dernier, en match de Coupe, de récupérer la balle renvoyée par la transversale pour ouvrir la marque (51). A partir de cette réalisation, les Bleus sont désormais devenus les seuls maîtres à bord sans que Jerry ne puisse doubler suite à un mouvement offensif spectaculaire amorcé, encore, par le playmaker usémiste (62). Seules les 5 dernières minutes leur étaient pénibles, mais ni Karoso (87), dont la balle, provenant d’un
corner de Mhadhbi, ni Hammami qui tira carrément dans les mains de Nefzi, à 5 m (89), ne purent matérialiser ce retour en force pour rétablir l’équilibre. Les débats étaient pourtant entamés sur les chapeaux de roue par les banlieusards grâce aux informations véhiculées par Kaïs Yaâcoubi qui n’est que l’ex-coach de l’USM, et l’ancien patron de Samir Jouili. De par leur mobilité sur le terrain, leur rapidité d’exécution et leur circulation
réfléchie de la balle, ils ont réussi à
exercer un danger permanent, jusqu’à déstabiliser l’arrière-garde locale.
Amputés par la défaillance de Hamouda Maâmri, leur feu follet, sans compter celle de Bilal Foundou, et Hatem Gharbi, ils ont échoué aux approches des bois de Nefzi puisque les Daâyeb Karoso et Papa George, ont manqué , énormément, d’inspiration. Chez les Usémistes, l’absence de Achour, Jdidi, Ayari, blessés, et surtout de Fernando suspendu a pesé elle aussi, de tout son poids sur leur prestation, à telle enseigne qu’ils nous ont donné l’impression d’être essoufflés. Seuls Mzali, en véritable cheville ouvrière, Ben Belgacem, au talent insoupçonné, et Salem, intégré au moment opportun, ont émergé du lot. Saydo, la recrue ivoirienne, dont c’est la première apparition, n’a pas démérité, lui aussi, grâce à sa combativité et sa clairvoyance.

M.NABLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com