L1 : L’U.S.M. dérange-t-elle tant ?





A l’U.S.M., les questions deviennent réellement lancinantes.
C’est qu’au moment où les Bleus posent très sérieusement leur candidature pour le titre, les pieds de nez à leur marche vers l’avant se succèdent à foison.


Revenons un peu au match perdu sur le tapis contre le CSHL. Force est de constater que le dossier inhérent à ce sujet est loin d’avoir été clos. En effet, et lors de la dernière réunion du Bureau fédéral, l’étude, qui devrait être assortie du verdict final, de l’appel formulé par l’U.S.M., a été reportée à une date ultérieure pour cause d’absence du président de l’instance fédérale. Il est à rappeler que le B.D de l’U.S.M. n’a de cesse de répéter qu’il est en possession d’un document officiel (il ne s’agit pas de celui exhibé aux médias, presse écrite ou TV), légitimant parfaitement sa démarche. Dans tous les cas de figure, l’attitude imprégnée d’atermoiement, de laisser-aller, voire de laxisme de la FTF, ne fait que nourrir les rumeurs et les supputations. Egalement sur fond d’interprétations, objectives ou non, fondées ou fantaisistes, voire cabalistiques, peu importe, il y a cet épisode relatif au contrôle anti-dopage et ce fameux tirage qui jette à chaque fois son dévolu sur le meilleur joueur monastirien, à savoir le Cap-Verdien Fernando Nevez. Ce qui a aiguisé l’aigreur et le désappointement des Monastiriens, c’est la célérité avec laquelle le joueur en question a été temporairement suspendu, en référence à son comportement jugé répréhensible à l’égard du médecin. Et là, l’affaire risque de se compliquer davantage, vu que le médecin a été considéré comme un officiel, alors que les règlements en vigueur à la FTF stipulent que seuls l’arbitre, l’arbitre-assistant, le délégué de la FTF et le commissaire de match, sont assimilables à des officiels. Une étude comparative à ce propos, avec le cas du Sang et Or Mouine Chaâbani, est édifiante. Suspendu dans un premier temps pour 6 semaines, il a vu sa sanction rabaissée à quatre, eu égard justement au vide juridique de mise, l’agent de la protection civile, victime de l’agression, n’étant justement pas considéré comme un officiel. Et contrairement à Chaâbani, auteur d’une agression caractérisée, dans le cas de Nevez, il n’y a pas eu de dépassement notable, le joueur s’étant plié, en dernier ressort, au contrôle auquel il a été astreint. Heureusement, par ailleurs, que l’USM a remporté son match face à l’EOGK. Autrement, l’affaire aurait pris des proportions démesurées. Sur un autre plan, l’intervention du président de l’ESZ lors de l’émission «Dimanche sport» n’a fait qu’enfoncer le clou, ayant été jugée inopportune, inélégante et très déplacée. D’une part, M. Fethi Jemaâ a fourni une fausse information concernant cette question d’officiel, profitant de son profil de juriste pour conférer à ses dires plus de poids et de pertinence. De l’autre, il n’avait pas à intervenir juste après le tirage au sort de la Coupe qui a désigné l’USM comme adversaire de l’ESZ. De là à qualifier son argumentation de fallacieuse, il n’y avait qu’un pas que beaucoup ont franchi à raison du reste, allégrement. Alors, l’USM, dérange-t-elle tant ? Le fait de bousculer de la sorte, la hiérarchie, constitue-t-il un sacrilège?

Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com