En marge de U.S.M. – E.O.G.K. (1-0) : Le maître piégé par son élève !





Force est de reconnaître que la victoire précieuse arrachée grâce à l’opportunisme du nouveau prodige Ben Belgacem était, pour les Bleus, plus difficile que prévu.


Connaissant, parfaitement, les forces et les limites d’un effectif usémiste qu’il avait cotoyé trois mois durant, Kaïs Yaâcoubi a réussi, de par ses plans tactiques, à damer le pion à Samir Jouili, son ex-adjoint jusqu’à avoir l’impression que c’est l’EOGK qui jouait à l’intérieur de ses bases, et devant un public acquis à sa cause. Le harcèlement exercé par ses premières lignes, dans les zones monastiriennes, montait de plus en plus en recrudescence, tout en empêchant les Jerry, Bnouni, et Ben Abdelkader de trouver une marge de manœuvre pour leurs velléités offensives. Cardoso, Pape George, et Douaïeb se sont illustrés de la manière la plus scintillante dans leurs mouvements aussi variés que déroutants. Alaya et consorts du dispositif défensif ont fini par se sentir réellement débordés face à cette pression de plus en plus menaçante, comme s’ils ne s’y attendaient point. L’effet de surprise ayant été acquis, avec tout ce qu’il peut engendrer comme préjudice psychologique, on supposait que le gardien Nefzi allait succomber par cette fureur manifestée au cours du premier half. Seuls, les buts, qui n’ont point manqué, ont fait défaut pour parachever cette apothéose époustouflante. Yaâcoubi ne put, malheureusement, que constater les dégâts occasionnés par cet handicap écœurant au niveau de la concrétisation.
Dès l’entame de la seconde mi-temps, et à peine aperçu sur le terrain, Tarek Salem, fraîchement aligné, allait faire, d’emblée, la différence. La ligne médiane, désormais, mieux portante finira par renverser la vapeur et redonner d’autres dimensions au cours du jeu. Le feu follet usémiste dans le travail d’approche pour déverrouiller le blocus imposé, Jerry dans la turbulence afin de détourner l’attention de l’arrière-garde de Jridi, et, enfin, Ben Belgacem, toujours en alerte, tel un fauve, de marquer dès la 51ème minute. Après avoir titularisé, d’entrée, le nouveau baroudeur de l’équipe, et l’Ivoirien Saydo (que Yaâcoubi était loin de reconnaître), Salem fit son apparition, bien qu’il souffrait encore de sa blessure contractée, il y a 2 semaines, à El Menzah, au niveau de l’épaule. C’était pour Samir Jouili, le seul recours pour déjouer les intentions malignes de son ex-patron. Cette nouvelle effervescence des Bleus ne peut trouver sa justification que dans l'art de transformer la défaite en victoire, pour la 3ème fois de suite, après le CSS et l’EST. Il faut seulement y croire pour le réaliser en toute sagesse et avec tout le réalisme requis.

M. NABLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com