Ligue 1 : Enseignements et… rebondissements





La 17ème journée de la L1 aura été riche en enseignements et rebondissements avec son lot de bonnes et mauvaises constatations. Elle aura été marquée par cette agression lâche de Bilel Yaken à l’encontre du trésorier de son club, mais aussi par l’arbitrage honteux du Jordanien Salem Mahmoud et les déclarations peu orthodoxes de l’entraîneur stadiste Robertinho.
Mais la chandelle revient à cette affaire de Fernando Venez qui a éclaté comme par miracle alors que les Monastiriens se posent en candidats sérieux pour l’octroi du titre. Enfin, heureusement qu’il y a eu cette lueur d’espoir inhérente à la performance du capitaine sang et or Mourad Melki très contesté ces derniers temps et qui a survolé les débats du dernier match O.B. - E.S.T. comme pour prouver à ses détracteurs qu’il est toujours là.

Un arbitre venu de nulle part
Pour un sommet (C.A. - C.S.S.), il n’a manqué qu’un arbitre à la hauteur des débats car le Jordanien Salem Mahmoud, contesté dès le départ par le C.S.S., n’a rien fait ni prouvé pour démentir les démarches des Sfaxiens, au contraire il a fallu conduire un match pourtant fair-play vers la dérive.
Salem Mahmoud a été dépassé sur toutes les lignes et on se demande qui a incité Kraïem à avoir recours à un arbitre pareil, surtout qu’à notre humble connaissance le football jordanien se positionne au second rang à l’échelle arabo-asiatique... Honnêtement, Kraïem aurait mieux fait de désigner un Awez, un Boukthir, un Daâmi que nous imposer un «soupçon» d’arbitre venu de nulle part.

L’éthique bafouée à Bizerte
Nous avons tout vu au cours de cette saison 2006/2007 sauf bien sûr le beau football. Nous avons tout vu jusqu’à l’agression pure et simple d’un joueur à l’encontre de son propre dirigeant. Ceci s’est passé à Bizerte où le capitaine Bilal Yaken n’a pas trouvé mieux que de s’en prendre au trésorier cabiste l’envoyant au tapis d’abord et à l’hôpital ensuite.
Avec cette dégénérence, cet écart de conduite ne peut trouver son explication dans la crise de résultats vécue par les Cabistes. Le contraire serait plutôt plus juste. Le CAB se trouve dans de mauvais draps certainement à cause de ce manque de discipline et cette tendance à tout laisser aller qui a fait de «petits» joueurs les maîtres des lieux et non les maîtres du jeu et voilà un édifice énorme qu’est le CAB se trouve à la dérive, alors pour quand la prochaine victime.

Robertinho le miraculé
Il y a une semaine et alors qu’il avait précipité la défaite du S.T. face à l’E.S.S., défaite où sa contribution fut évidente. Ce jour-là le Brésilien avait perdu sa langue qu’il retrouve une semaine plus tard (dimanche dernier) pour s’attaquer ouvertement à tous ceux qui l’avait critiqué à juste titre d’ailleurs, leur rappelant qu’il faisait partie de la grande équipe brésilienne de Zico - Socrates et autres, or à notre connaissance on n’a jamais entendu parler d’un tel nom au sein de la formation brésilienne des années 80 et puis Robertinho qui, à chaque fois, nous rappelle qu’il est en train de bâtir une équipe d’avenir et qu’il aime le S.T., chose qui l’a incité à refuser plusieurs offres etc.. ferait mieux de se consacrer à son travail d’entraîneur car là tout laisse à désirer et notamment le volume du travail accompli .
Enfin, qu’il sache que le S.T. a toujours pratiqué du beau football grâce à son vivier et son histoire très riche et non pas grâce à Robertinho.

Le cas Fernando
La 17ème journée a été entamée par une affaire qui a éclaté subitement, il s’agit de celle inhérente au Cap-Verdien de l’U.S.M. Fernando Nevez, suspendu vendredi pour avoir tenu des propos malveillants à l’encontre du médecin proposé pour un contrôle anti-dopage au cours d’un match de Coupe face au club de Menzel Témime (4ème division S.V.P.). Là, ça devient irritant et trop recherché car après l’affaire Felhi pas encore élucidée, voilà qu’éclate une affaire tirée par les cheveux. Ce qui nous pousse à se demander si l’U.S.M. est devenue une équipe encombrante qui dérange depuis qu’elle s’est posée en candidat très sérieux pour l’octroi du titre.
Mais quand le football qualifié de professionnel est régi de la sorte on ne peut que déplorer ces manœuvres pour le moins peu orthodoxes.

La rébellion de Melki
Contesté depuis quelque temps, le vaillant capitaine sang et or Mourad Melki a pris une éclatante revanche dimanche dernier lançant, à l’occasion un message plein de significations à ses détracteurs. Melki aura été la presque seule lueur d’espoir de cette 17ème journée sans oublier tout de même les bonnes performances des arbitres Jedidi et Daâmi.

Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com