Mouvement «Ettajdid» : Le congrès en juin 2007





Le 2ème congrès du Mouvement «Ettajdid» se tiendra en juin prochain. C’est ce qu’a décidé le conseil national du parti, tenu dimanche dernier, à Tunis.


Tunis-Le Quotidien
L’expérience unitaire entre le Mouvement «Ettajdid» et quelques centaines de militants indépendants issus de la gauche tunisienne, commence à prendre une tournure sérieuse.
La constitution d’un pôle d’opposition démocratique et progressiste, un rêve qui a bercé les formations de gauche depuis la fin des années 80, se concrétisera en effet dans environ trois mois à l’occasion des assises nationales du parti de M. Mohamed Harmel.
Réuni le week-end dernier, le conseil national de cette formation constituée en1993 sur les cendres du Parti Communiste Tunisien, a tranché sur la date du congrès.
La date symbolique du 25 juillet, proposée par les indépendants, n’a pas été retenue. Les «Tajdidis» ont estimé que la célébration du cinquantenaire de la proclamation de la République pourrait voler les feux de la rampe à la naissance tant attendue du pôle d’opposition élargi, démocratique et progressiste.
Le conseil national a également désigné les représentants d’Ettajdid au sein de la commission qui sera chargée de la préparation morale et matérielle du congrès. Cette commission se composera aussi d’une vingtaine de représentants des indépendants. Un comité de pilotage paritaire sera par la suite mis en place pour assurer le suivi des travaux préparatoires.

Engagement d’adhésion
D’autre part, les militants de l’ex-parti communiste se sont attachés à l’adhésion des indépendants à leur parti pour qu’ils puissent bénéficier du statut de congressistes à part entière. Ceux qui s’attachent à leur indépendance pourraient néanmoins participer au congrès en tant qu’observateurs ou encore «alliés» du Mouvement Ettajdid et prendre part au débat au sein des commissions. Ils ne bénéficieront pas évidemment du droit de vote.
L’idée du resserrement des rangs fragmentés de la gauche a germé dans les esprits suite aux législatives de 1989. A l’époque, 150 hommes de gauche avaient lancé un appel pour unir les groupuscules de gauche et dresser un rempart contre la résurgence des projets passéistes.
De nombreuses tentatives unitaires ont été depuis avortées. Ce n’est qu’à la veille des élections législatives et présidentielle d’octobre 2004 qu’une alliance s’est tissée entre Ettajdid, deux groupuscules de gauche et quelques centaines d’intellectuels indépendants attachés à la préservation des acquis du projet moderniste tunisien.
Après avoir réussi le pari de présenter un candidat unique de «l’opposition démocratique» à la présidentielle, en l’occurrence, Mohamed Ali Halouani, certaines composantes de cette alliance baptisée «l’initiative démocratique» se sont retirées. Seuls le Mouvement Ettajdid et les indépendants s’efforcent encore à réaliser le vieux rêve de la gauche..

Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com