Que pensez-vous des Maisons et Centres de culture et de jeunesse?





Khaled Habboul (Technicien supérieur)


«Des lieux froids qui ne dégagent rien»


«Ça fait une éternité que je n’ai pas mis les pieds dans un centre culturel ou de jeunesse. Je passe à côté et je ne m’arrête pas et pour cause. Depuis des années, il n’y a plus rien qui m’attire. Certes, il y a toujours des activités et les centres sont ouverts du matin au soir mais le produit présenté ne m’intéresse que peu. Car on ne crée pas l’événement avec une manifestation fade. Sans couleur, sans odeur et sans épaisseur. Parfois, et c’est  révoltant, l’offre est tellement scolaire et tracée à la règle plate qu’elle n’aiguise même pas la curiosité des jeunes. Il faut revoir le dossier de ces maisons et centres de culture et de jeunesse qu’on a plantés pour qu’ils soient fréquentés et pas désertés».


 


Haïfa Al Khatib (Etudiante)


«De la bonne politique mais aussi du désintérêt»


«Je viens du Liban et je suis ici depuis une année et quelques mois et  mon constat se résume en quelques mots: je suis frappée par le tumulte culturel dans la capitale. Je sens que l’Etat fait beaucoup pour les jeunes et leur épanouissement. Je vois ça dans le théâtre, la musique et le cinéma qu’abritent à longueur de l’année des centres culturels, publics ou privés. Certes, il y a des jeunes qui affectionnent ces disciplines et qui essaiment dans ces coins et il y a aussi d’autres qui préfèrent ne pas s’engager dans la culture et leur tasse de thé ou de café est dans le bistrot du coin. Mais la politique de l’Etat est claire sur l’épanouissement des jeunes. Ici, je relativise et je compare votre pays  à d’autres de notre région».


 


Meriem Ouannès (Comptable)


«La formation passe avant tout»


«Les clubs, centres et maisons de culture ont tout sauf les moyens de donner du tonus à la bonne culture. Tout  d’abord, il y a un manque flagrant dans l’équipement. Certes, on parle beaucoup de l’Internet, mais cette nouvelle technologie n’est pas bien décentralisée. Il  faut aller dans le tréfonds du pays et voir de vos propres yeux. Puis, les animateurs sont en deçà de tout commentaire. Leur formation est parfois dépassée dans ce monde qui évolue en flèche. C’est toujours peu et même trop peu. Quoiqu’on fasse pour les jeunes, c’est peu. Car, il faut qu’on le sache, ce sont eux qui vont tenir les rênes du pays. Alors formons-les».


 


Propos recueillis par


Z.A.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com