Printemps de la chanson francophone : Higelin enchante l’Acropolium de Carthage





Jacques Higelin, un des grands noms de la chanson française actuelle, a animé samedi à l’Acropolium de Carthage un concert de bonne facture.


L’artiste qui a visité ses anciennes et nouvelles compositions a enchanté le public.


 


Vêtu d’un costume de couleur bleue, assisté par le percussionniste Dominique Mahut, le guitariste Yan Pechim le bassiste Brad Scott, Christopher Baard au clavier et Romain Metra à la batterie, Jacques Higelin s’est produit avec son groupe au complet. Dès son apparition sur la scène de l’Acropolium, il n’a ménagé aucun effort pour créer une ambiance festive qui a émerveillé le public dès le début du concert. Polyvalent, Jacques Higelin s’est montré charmeur et surtout enchanteur. Comédien au tout début de sa prestation, tantôt il a visité ses compositions personnelles, tantôt il s’est produit en guitariste et en pianiste chevronné.


En effet, tout au long de ce concert d’une heure et trente minutes qui a démarré pourtant avec une demi heure de retard, le chanteur français a mixé plusieurs genres musicaux. Il a commencé la soirée par une ambiance comique. Des blagues par-ci, des salutations par-là.


Le tout accompagné de notes instrumentales qui nous rappellent les anciennes parodies de l’Hexagone et de la campagne française. «Juste ce que tu sais», «Faire», «One», «Two», tels sont quelques-uns des mots par lesquels Jacques Higelin a entamé la première partie de ce concert. Sous des applaudissements du public, le chanteur français a enchaîné avec d’autres compositions nouvelles tirées de son dernier album intitulé : «Amor Doloroso». Celles-ci sont composées d’anciens et de nouveaux morceaux. La plupart de ces compositions sont présentées dans un style très spectaculaire, gai et qui fascine à bien des égards.


Durant cette soirée, Jacques Higelin s’est montré, à la fois, un artiste créateur mais qui reste attaché à ses meilleurs souvenirs. Tantôt c’est un Higelin bluesman qui interprète «Prise de bec», un morceau de blues, tantôt il se produit en chanteur de rock en interprétant «Queue de paon», un morceau de rock doux. En effet, Jacques Higelin a visité une bonne partie des onze nouvelles compositions de son dernier album. Parmi les autres compositions visitées on trouve notamment «Ice Dream», «L’hiver au lit à Liverpool», «Se revoir et s’émouvoir», «Halloween», entre autres toutes ces compositions ont été interprétées dans un style de blues américain. Mais, la plupart du temps, le chanteur français a reproduit le style des anciens grands noms de la chanson française comme Serge Gainsbourg, Joe Dassin, Aznavour, entre autres. Il n’a pas non plus manqué de dédier au passage un morceau à la Tunisie qu’il a salué plus d’une fois tout au long de son concert.


Organisé dans le cadre du printemps de la chanson francophone, le concert de Jacques Higelin a été, somme toute, à la hauteur du talent du chanteur et a drainé une assistance nombreuse. Comme à l’accoutumée le maître d’œuvre de cette soirée est l’Institut Français de la Coopération, en collaboration avec l’Acropolium de Carthage. Plusieurs membres du corps diplomatiques accrédité en Tunisie ont assisté à ce concert.


 


Ousmane WAGUÉ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com