Approvisionnement du marché : Les légumes s’enrhument et les fruits secs… sans pépins





Au cours d’une rencontre avec les journalistes, les responsables du ministère du Commerce et de l’Artisanat ont exposé hier la tendance générale de l’offre et des prix des principaux produits sollicités à l’occasion du Mouled.


Mais également certains produits frais de première nécessité dont l’offre a chuté et les prix ont flambé sous l’effet du froid.


 


Tunis-Le Quotidien


Demain c’est le Mouled. Donc, on devrait vivre l’effervescence dans les couloirs des directions du ministère du Commerce dont les responsables, à conjoncture similaire de l’année, suent sang et eau pour faire marcher sur des roulettes le marché des fruits secs, spécialement les fameuses graines de zgougou.  «Tellement on s’est habitué, durant les années précédentes, à passer par des épreuves difficiles au niveau des efforts pour le maintien de l’offre et des prix du zgougou et des autres fruits secs à des niveaux raisonnables, il y bien des gens qui n’arrivent pas à croire que cette année tout est en train de fonctionner sans bruit », devait affirmer hier , M. Ali Gharbi, directeur à la Direction Générale de la Concurrence et des Etudes économiques du ministère du Commerce. 


Outre la disponibilité dans les circuits de distribution du zgougou en grandes quantités et à des prix très abordables, le soulagement des responsables de l’approvisionnement du marché est dû également, il faut le noter, à la bonne conjoncture par laquelle sont en train de passer les cours internationaux des principaux produits prisés par les Tunisiens ces jours-ci. «Il faut reconnaître que ce n’est pas le ministère qui a fait baisser les prix de certains fruits secs tels celui des noisettes, des pistaches, ou  des amandes. C’est le fléchissement des cours mondiaux de ces produits qui s’est répercuté positivement sur leurs prix de détail sur notre marché local», avoue M. Gharbi lors du point de presse qu’il a donné hier. 


 


Fruits pas trop secs !


Profitant de l’offre considérée assez bonne, l’Office du Commerce Tunisien , principale structure officielle chargée des importations, a depuis le début de l’année, injecté dans les circuits de distribution du pays, quelque 427 tonnes de fruits secs. Il s’agit de 109 tonnes de noisettes, 22 tonnes de pignons, 132 tonnes de pistaches et 64 tonnes de châtaignes écoulées sur le marché local jusqu’à la fin février dernier.


Chapitre prix, la baisse est remarquable par rapport à ce qui a été pratiqué en 2006. Le kilogramme de noisettes est aujourd’hui proposé à des prix oscillant entre 10,5 et 14 dinars. En 2006, le prix de ce fruit flirtait avec les 28d/kg. Même tendance à la baisse remarquée au niveau du prix des pignons, facturés actuellement à 25d/kg contre 28 dinars l’année dernière.  «Des prélèvements d’échantillons à l’état brut ont été effectués dans les régions de production et au niveau des points de vente du zgougou et d’autres fruits secs ont permis de s’assurer de l’absence de toutes formes d’anomalies pouvant rendre ces produits impropres à la consommation», affirme, par ailleurs, le même responsable.


 


L’histoire du froid


et des tomates !


A propos de la tendance de l’offre et des prix des produits de première nécessité, en particulier ceux marqués, ces derniers temps, par une diminution des quantités mises sur le marché, à l’instar de certains légumes ainsi que les poissons, les responsables du ministère du Commerce ont souligné que la chute exceptionnelle des températures enregistrées au cours des deux dernières semaines sur l’ensemble du territoire a provoqué un  rétrécissement de l’offre de certaines denrées, ce qui ne s’est pas passé sans que l’on constate une flambée de leurs prix respectifs. «Cela concerne essentiellement les légumes cultivés sous serre, comme les tomates, les piments et les fèves», précise M. Ali Gharbi. Et d’expliquer : «la vague du froid a freiné la croissance et le mûrissement des tomates et des piments. Par conséquent,  les quantités de ces légumes, arrivant sur le marché, sont de plus en plus rares et leurs prix ont flambé». A titre indicatif, le volume total des fèves écoulées hier sur le marché local n’a pas dépassé les 50 tonnes alors qu’à cette période de l’année, on a l’habitude de commercialiser entre 100 et 120 tonnes de ce produit.


Même situation pour les tomates et les piments, commercialisés respectivement à raison de 5 et 40 tonnes par jour, en moyenne, durant la conjoncture actuelle, contre une moyenne respective et constante de 30 et 100 tonnes en temps normal. «Nous attendons du consommateur, et spécialement la ménagère qui fait ses emplettes dans les marchés des légumes à ce qu’elle comprenne les raisons faisant que le prix du kilo de tomates ait dépassé, hier, la barre de 1 dinar», ajoute le conférencier.


 


Hassen GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com