Responsabilité commune …





L’état lamentable de l’environnement donne réellement la sinistrose et inquiète au plus haut point les spécialistes des sautes d’humeur de Dame Nature. Le dernier rapport établi par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), réuni hier à Bruxelles en Belgique, recèle nombre d’informations, scientifiquement prouvées, qui donnent froid au dos.


“Entre 20 à 30% des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d’extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,50 °C”  par rapport à 1990, indique le GIEC en substance dans ce document portant sur les impacts du changement climatique.


Le rapport alarmiste du GIEC, qui détient du reste des preuves formelles au sujet du réchauffement climatique sur tous les continents, ne fait en somme que confirmer ce que l’on savait déjà. Les émissions de gaz à effet de serre, principale cause de cette véritable bombe à retardement, font peser une lourde menace sur l’avenir de l’humanité entière. Les effets pervers du réchauffement climatique se mesurent à l’aune de phénomènes naturels extrêmes tels que les ouragans, les tempêtes tropicales et autres tornades, dont la fréquence et l’intensité, particulièrement ces dernières années, sortent le moins qu’on puisse dire de l’ordinaire. Le chevauchement des saisons n’est autre qu’une funeste conséquence de la montée anormalement élevée du mercure qui fait planer désormais un danger réel sur la faune et la flore.


Un danger périlleux face auquel la communauté des nations réagit malheureusement avec un certain flegme déroutant. Pour des considérations purement économiques et stratégiques, les pays riches notamment rechignent encore à assumer pleinement leur responsabilité envers la nature et portent en horreur la perspective de devoir tenir les brides de la machine économique pour protéger la nature.


Preuve en est, le refus de certains pays d’adhérer, entre autres, au Protocole de Kyoto portant sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre, au prétendu motif que cet accord ne peut résoudre le fond du problème car son application réelle est hypothétique. Et c’est là justement que le bât blesse car cette manière désinvolte d’appréhender la question, ne peut que corser davantage la situation.


Une situation d’une gravité extrême, en fait, qui interpelle tous les pays et les incite à se départir de leur égoïsme et à se triturer les méninges pour trouver une solution durable et tangible à ce problème lancinant. La communauté des nations se doit donc de concilier entre les impératifs de développement et la nécessaire protection de l’environnement. Elle doit surtout se rendre à l’évidence que les pratiques irresponsables sur la base de l’adage “Après moi, le déluge” sont particulièrement dangereuses. Car le déluge, justement, menace d’emporter et de tout balayer sur son passage, sans distinction …


 


Chokri BACCOUCHE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com