Marseille – Affaire Ghofrane : Les deux meurtriers condamnés à vingt-trois ans de réclusion criminelle





Finalement justice a été rendue à Ghofrane, la jeune fille tunisienne tuée le 19 octobre 2004 à Marseille.


Un tribunal français a condamné ses deux meurtriers à vingt-trois ans de réclusion criminelle.


 


Tunis - Le Quotidien


 


Les délibérations ont duré jusqu’à une heure tardive dans la nuit de vendredi à samedi dernier.


Mais à l’annonce du verdict, tout le monde et en particulier les parents de Ghofrane ont lancé un ouf de soulagement.


En effet, la cour a condamné les deux jeunes hommes inculpés de meurtrier de Ghofrane à vingt-trois ans de réclusion criminelle.


A vrai dire, c’est la France entière qui retenait son souffle avant la tombée du verdict.


L’affaire “Ghofrane” était justement au cœur de la campagne électorale présidentielle à telle enseigne que Nicolas Sarkozy avait fait le déplacement à Marseille vendredi dernier où il a apporté son soutien à la famille de la victime.


Ceci dit, les circonstances dans lesquelles, Ghofrane avait trouvé la mort, avaient suscité l’indignation de la France entière.


Ghofrane, cette Marseillaise d’origine tunisienne et âgée de vingt trois ans avait pris un bus en ce 19 octobre 2004 pour rentrer chez elle.


La victime était au centre-ville de Marseille pour faire des courses spécialement pour son mariage qu’elle devait célébrer un mois plus tard.


Après avoir quitté le bus, elle fut appréhendée par deux jeunes hommes. L’un d’entre eux l’a attaquée par derrière alors que le deuxième l’a contrainte à les suivre dans un endroit désert situé à proximité de la gare de Marseille.


Les événements allaient ensuite se succéder donnant lieu à un véritable drame.


A l’aide de pierres, les deux tueurs ont fracassé la tête de Ghofrane qui fut lapidée.


A la découverte du corps de la victime un véritable mouvement d’indignation et de protestation a éclaté en France.


Une association portant le nom de Ghofrane est née. Dans la foulée, hommes politiques, artistes, sportifs, et militants de la société civile ont rejoint le mouvement.


Du coup, l’affaire a pris une autre tournure prenant la forme d’un débat public sur “ces maux” dont souffre la France.


Dans un tel contexte, la justice française ne pouvait pas retrouver “sa conscience” et “le sens du devoir”, expression utilisées par Sarkozy en commentant le verdict rendu par le tribunal de Marseille qui a condamné les deux meurtriers à vingt-trois ans de réclusion criminelle.


 


Habib Missaoui




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com