S.T. – U.S.M. (2-1) : Les Monastiriens pris au piège





On s'attendait à un beau match entre le ST et l’USM mais le public a eu droit à une explication qui a été plus chaude que prévu.


 


Les Stadistes, avec une formation remaniée suite à l’absence de Zidane, Zaïri et Chaâr, ont attaqué le match avec un classique 4-4-2 qui, à première vue, favorisait la prudence en présence de trois récupérateurs (Korbi, Mabrouk et Cherni). En face, les Monastiriens ont dû se passer de plusieurs titulaires et non des moindres (Ben Abdelkader, Salem et Bnouni), et ils avaient à gérer une condition physique très sollicitée par deux matches en déplacement en l’espace de trois jours.


Le ton a été donné dès le coup d’envoi avec deux essais stadistes, mais c'est l’USM qui va réussir l’essentiel grâce à Guelbi, un attaquant qui était à… deux doigts de rejoindre le ST à l’intersaison. A priori, les Usémistes paraissent avoir fait le plus difficile, mais la suite n’allait pas leur sourire, faute de leur incapacité de trouver plus de solutions offensives face au rideau défensif adverse, et d’un arbitre, Jamel Baraket, qui a été l’auteur d’une erreur d’appréciation qui a, à son tour, influé sur le cours du match. En effet, le but réussi par Denisio, suite à une charge sur Nefzi, le keeper monastirien, de la part de Akrout a secoué le moral des Stadistes qui, depuis, ont bien résisté et ont même fait mieux que se défendre.


Tactiquement, les schémas n’avaient rien de semblable. L’USM comptait sur son jeu court à une seule touche alors que le ST, faute d’un milieu créateur, a opté pour le jeu direct ou les centrages des latéraux pour faire parvenir le ballon au duo d’attaque qui, une fois sollicité, fait montre d’une redoutable efficacité. A la fin du match, Samir Jouili, le coach monastirien, l’a bien rappelé: «Tout d’abord, je dois retenir que l’arbitre a influé sur le résultat final. Quant au match, il a été bien engagé par mon équipe, mais il faut reconnaître que notre défense a flotté au mauvais moment en fin du match et cela ne pardonne pas face aux redoutables attaquants stadistes. Nous avions les moyens de faire beaucoup mieux malgré les absences et la fatigue, et cette défaite ne doit nullement nous faire douter ou freiner».


Dans le camp stadiste, le joli but réussi par Akrout a rendu le sourire aux supporters, aux dirigeants et aux joueurs eux-mêmes. Haythem Zaâlani, l’un des meilleurs Stadistes, avant-hier, demeure très optimiste: «Ce succès va nous être utile pour la suite car nous visons toujours la cinquième place. Une victoire face à un adversaire aussi fort que l’USM ne peut que nous donner des ailes. Nous avons joué le jeu sans complaisance et nous continuerons à le faire jusqu’au bout. Concernant notre premier but, franchement, je n’ai pas vu ce qu’a fait Akrout en sautant avec Nefzi et je pense, tout de même, que nous avons mérité de l’emporter».


De l’euphorie dans un camp, de la désolation dans l’autre. Un tel scénario n’était peut-être pas attendu et l’USM ne peut s’en prendre qu’à elle-même malgré la bévue de Baraket qui a eu lieu, rappelons-le, en tout début du match et ne pouvait justifier la défaite des Monastiriens. Côté stadiste, l’équipe avait besoin de se relancer et ce succès pourrait lui valoir plus de satisfactions à la fin de la saison. Rappelons, enfin, que Robertinho n’a effectué aucun changement, et ça a bien marché comme c’était le cas contre le CAB à Bizerte!


 


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com