Ordre des avocats : La campagne électorale passe à la vitesse supérieure…





A deux mois de l’assemblée générale élective du Conseil de l’Ordre national des avocats, la campagne électorale prend de plus en plus de l’ampleur dans les coulisses du Palais de Justice de Tunis et de la Maison de l’Avocat.


 


Tunis - Le Quotidien


Décidément, le poste de bâtonnier suscite toutes les convoitises. Onze avocats ont déjà déposé leurs candidatures. Certains briguent ce poste de premier responsable du barreau pour la première fois.


C’est le cas de Maîtres Charfeddine Dhérif, actuel secrétaire général du Conseil de l’Ordre, Mehrez Boussayène, ex-membre du Comité directeur de l’Association Tunisienne des Jeunes Avocats, Slaheddine Chokki, actuel président de la section de Tunis, Radhia Nasraoui, ex-membre du Bureau du Conseil de l’Ordre, Mohamed Nouri et Amor M’kaddemini.


Cinq candidats ont déjà participé à la course électorale pour le bâtonnat. Il s’agit de Maîtres Mansour Cheffi, ex-bâtonnier à quatre reprises, Brahim Bouderbala, ex-président de la section de Tunis, Béchir Essid, ex-bâtonnier, Bady J’rad et Mohamed M’kacher.


 


Manifestes et réunions informelles


Plusieurs candidats ont commencé à diffuser des tracts et des manifestes présentant leurs programmes électoraux.


C’est notamment le cas de Me. Béchir Essid qui a publié un communiqué dans lequel il se présente comme étant un avocat “indépendant”. Le manifeste braque également pleins feux sur le curriculum vitae et le parcours de l’ex-bâtonnier.


De son côté, Me. Mohamed Nouir a diffusé un tract dans lequel il avance son programme électoral.


D’autres candidats tiennent des réunions informelles dans leurs bureaux ou à la Maison de l’Avocat, effectuent un travail de “résautage” ou font carrément du porte-à-porte.


Des alliances “embryonnaires” commencent à se tisser en prévision du deuxième tour. Elles sont essentiellement basées sur l’appartenance politiques des candidats.


Toujours est-il que les cartes demeurent très brouillées. Même les avocats et observateurs rompus aux subtilités des alliances n’avancent des pronostics que sur les pointes des pieds. D’aucuns s’attendent en effet à ce que la partie soit très serrée entre quatre candidats.


Il s’agit de Maîtres Charfeddine Dhrif, Béchir Essid, Mansour Cheffi et Slaheddine Chokki. Il n’empêche que certains candidats “apolitiques” pourraient créer la surprise.


D’autant plus la majorité des avocats estime que le barreau ne devrait plus rester “otage de la politisation” pour longtemps.


 


Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com