E.S.H.S. – C.S.H.L. (0 – 1) : La défaite de trop ?





Le sommet des mal-classés a finalement tourné en faveur des Hammam-lifois plus réalistes et plus organisés sur le terrain.


 


Dès l’entame de cette rencontre entre deux concurrents directs pour la relégation, on sentait que les deux protagonistes évoluaient d’une manière crispée et tendue. Peur au ventre, qui a énormément influé sur la qualité du sujet. La pression se pesait beaucoup plus sur les Sahéliens qui jouaient pour la première fois de la saison sur leur pelouse fétiche et devant une galerie relativement nombreuse. Dans un tel état d’esprit, il ne fallait pas s’attendre à un beau spectacle.


Le jeu se concentrait au milieu du terrain. La balle circulait difficilement dans une forêt de jambes. Les visiteurs se sont certes créé la première occasion de scorer à la 15ème minute par l’intermédiaire de leur métronome Anis Ben Chouikha sur  un coup franc magistralement tiré, mais ce sont  les locaux qui sont arrivés à gagner beaucoup  de duels et à inquiéter l’arrière-garde adverse à trois reprises par Frank Michel, Bilel Bachouch et Mohamed Arouri. Domination stérile des protégés de Khaled Ben Sassi  face à un ensemble hammam-lifois prudent,  tactiquement  bien disposé et adossé à Arbi Mejri  un portier spectaculaire et vigilant.


Après la pause, on s’attendait à une amélioration de la qualité du jeu de part et d’autre mais il n’en fut rien. Les Sahéliens, fébriles et brouillons ne parvenaient pas à conclure les actions développées à l’approche du but adverse. Ni Bacha à la 54ème minute ni Dahmane à la 60ème ne purent concrétiser. Les visiteurs, regroupés en défense, laissaient venir pour amorcer des contre-attaques meurtrières. Stratégie qui s’avéra payante puisque la bande de Akacha se défendit bec et ongles, patienta puis apporta le coup de grâce par le feu follet Brinis qui hérita d’une ouverture lumineuse, s’avança et alla battre Lamouri d’un tir à ras le sol à la 79ème. Ridha Akacha, en vieux renard, attendit le moment opportun pour faire un coaching judicieux en incorporant deux joueurs frais et vifs Walid Chettaoui et Aymen Brinis à la place du longiligne Gomiz et de Laroussi qui avaient pour tâche de fixer la défense adverse et de la harceler.


Après ce but intelligemment réussi, les Sahéliens se ruèrent à l’attaque dans l’espoir de réaliser au moins le nul. Mission qui allait être difficile face à une équipe plus aguerrie d’une part et d’autre part les 10 minutes qui restaient étaient trop insuffisantes pour surprendre une défense compacte dirigée par un grand gardien Mejri qui sauva miraculeusement sur la ligne une balle de Dahmane à la 89ème qui allait mourir dans ses filets.


Bref, ce fut la victoire du réalisme et de l’intelligence tactique de la part des visiteurs. Pour les locaux ce fut une défaite de trop qui risque de compromettre leurs espoirs pour le maintien.


 


ABOU NOUR




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com