Table ronde : «Culture et gouvernance à l’ère de la mondialisation»





Tunis-TAP


“Culture et gouvernance à l’ère de la mondialisation”, tel est le thème d’une table ronde organisée hier, à l’Institut national du patrimoine à Tunis, par la Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions, en collaboration avec l’Association tunisienne pour l’histoire et l’archéologie et le département d’histoire de l’université de La Manouba.


Ont assisté à cette rencontre, M. M’hamed Hassine Fantar, titulaire de la Chaire Ben Ali ainsi que plusieurs universitaires.


Le débat a été axé sur le concept de “la gouvernance”.


Utilisé dans l’ancien français pour signifier “l’art et la manière de gouverner”, le terme de “gouvernance” fait son grand retour à la fin des années 1980 dans le discours des institutions financières internationales et par le PNUD. Son application s’élargit ensuite à des organisations très diverses (collectivités territoriales, entreprises, organismes internationaux, associations, etc.) qui interviennent avec leurs règles et leurs objectifs propres dans les affaires du monde. Il est désormais établi que le critère essentiel d’une bonne gouvernance est que les mécanismes de fonctionnement de l’institution soient organisés de façon à éviter que les intérêts des mandatés prennent le pas sur ceux de leurs mandants, dans un souci d’équité et de démocratie, on parlerait alors de gouvernance concertée.


Dépassant le champ des pratiques, il s’agirait de réfléchir, au niveau normatif, sur la gouvernance en tant que nouveau paradigme qui n’a pas manqué d’investir les différents domaines des sciences sociales.


Au cours des dernières décennies, les sciences économiques ont joué un rôle prépondérant  pour définir les principes de gouvernance dans le cadre du nouvel ordre économique mondial.


Ce sont, en effet, les économistes des institutions financières internationales qui ont introduit le concept de la bonne gouvernance pour qualifier la gestion des Etats mais aussi les modes de gouvernance des marchés (monétaire, financier, de biens, du travail, etc.) et de leurs organes de régulation. Mais très souvent, les sciences économiques semblent ignorer les résultats des autres sciences sociales sur ces mêmes sujets.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com