Sarkozy-Royal : Des recettes différentes





Le Quotidien-Agences


Les finalistes de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, veulent tous deux réhabiliter la "valeur travail" pour relancer l'économie et tiennent des discours pro-réformes à tonalité sociale, mais leurs recettes sont bien différentes.


"Revaloriser le travail" pour le premier, "redonner de la valeur au travail et à l'effort" pour la seconde: les thèmes de l'emploi et du pouvoir d'achat, préoccupations prioritaires des Français, se sont imposés dans les discours de campagne des deux candidats, dans un pays où le taux de chômage (8,4%) reste un des plus élevés de l'Union européenne et touche de plein fouet les jeunes (20%).


S'appuyant sur l'exemple britannique, Nicolas Sarkozy s'est fixé l'objectif d'un retour au "plein emploi" avec un taux de chômage ramené aux alentours de 5% à la fin de son mandat de cinq ans.


 Ségolène Royal table de son côté sur une nouvelle forme de contrats aidés par l'Etat à destination des jeunes ou des chômeurs de longue durée et veut faire du contrat de travail à durée indéterminée "la règle", quand son adversaire prône le contrat unique.


Pour revaloriser le pouvoir d'achat, la candidate socialiste envisage plusieurs coups de pouce: aux petites retraites, aux allocations de rentrée scolaire et pour les personnes handicapées. Mais une revalorisation du Smic à 1.500 euros, critiquée pour son impact sur le coût du travail, a été étalée sur cinq ans.


Face à Nicolas Sarkozy qui privilégie une "France de propriétaires", Ségolène Royal défend la construction de "120.000 logements sociaux par an".


La candidate de gauche est peu diserte sur programme fiscal, un sujet sensible qui suscite aussi des hésitations du côté de Sarkozy, resté flou sur les modalités d'une baisse des impôts directs.


Dimanche, au soir du premier tour, les deux vainqueurs ont l'un et l'autre ont insisté sur l'emploi, mais aussi, quasiment dans les mêmes termes, sur leur volonté d'aider "les plus fragiles", personnes âgées et handicapées ou victimes des délocalisations d'entreprises à l'étranger.


Ils ont souligné dans la foulée que les Français, pour atteindre ces objectifs, allaient devoir choisir entre deux projets de société.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com