Forte d’un soutien populaire : La Chambre des représentants US vote un calendrier de retrait d’Irak





* 55% des Américains sont favorables à cette nouvelle loi


 


Le Quotidien - Agences


La Chambre des représentants américaine a adopté avant-hier soir un projet de loi associant le financement de la guerre en Irak à un calendrier de retrait militaire, en dépit de la perspective assurée d'un veto présidentiel et dans un contexte de surenchère politique.


"Les sacrifices supportés par nos militaires et leur famille exigent mieux que les chèques en blancs demandé par le président, mieux qu'une guerre sans fin - ils exigent un plan pour mener cette guerre à sa fin", a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, appelant le président George W. Bush à promulguer le texte.


Sans guère se faire d'illusions: la Maison Blanche a aussitôt répété que le président George W. Bush bloquerait ce texte, appelant à de nouvelles discussions pour arriver à un texte qui débloque les fonds nécessaires au Pentagone "tout en respectant le jugement de nos commandants militaires".


Le texte voté à la Chambre, qui devra encore être adopté au Sénat avant d'être soumis au président, débloque 124,2 milliards de dollars, soit plus que ce que réclame l'administration pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan en 2007.


Mais cette générosité s'accompagne d'une condition inacceptable pour l'administration: l'exigence que les troupes américaines commencent à quitter l'Irak au plus tard en octobre prochain, avec un objectif non contraignant que l'essentiel des troupes de combat aient quitté le pays au 31 mars prochain.


Forts d'un nouveau sondage pour NBC et le Wall Street Journal montrant que 55% des Américains sont favorables à un calendrier de retrait, les démocrates affirment qu’"il y a un désir généralisé d'une nouvelle direction" pour la conduite de la guerre en Irak.


Mais la Maison Blanche riposte que les démocrates font de la "politique politicienne" sur l'Irak, agitant l'accusation de "défaitisme".


Mais sur le fond, cette dernière s'est efforcée de convaincre les élus du bien-fondé de sa politique en envoyant au Congrès Cheney mardi, puis le commandant de la force multinationale David Petraeus avant-hier soir.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com