Le Hamas met en garde : Gare à une grande explosion au P.O.





Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Khaled Mechaâl, a mis en garde contre une "grande explosion" au Proche-Orient si le problème palestinien demeure dans l'impasse.


 


Le Quotidien-Agences


"Je lance un ferme avertissement. Si le peuple palestinien est placé au pied du mur et si le siège, les sanctions collectives, l'agression israélienne et l'absence d'une perspective politique continuent (...) cela augurera d'une grande explosion qui n'affectera pas seulement les Palestiniens mais l'ensemble de la région, notamment l'entité sioniste (Israël)", a-t-il dit.


"A mon avis, les conditions actuelles ressemblent à celles qui prévalaient à la fin des années 1990, à l'époque du défunt président, Yasser Arafat et qui avaient préparé le terrain à l'Intifadha", a ajouté Mechaâl dans cette interview recueillie au Caire où il s'était entretenu vendredi et samedi avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.


Mechaâl, chef du bureau politique du Hamas basé à Damas, a déploré le maintien de nombreuses restrictions financières et diplomatiques sur les Palestiniens en dépit de la mise en place en mars d'un gouvernement d'union regroupant le Hamas et le Fatah de Abbas.


Le précédent cabinet contrôlé par le Hamas avait été paralysé par un boycott occidental et des sanctions financières pour son refus de reconnaître  explicitement le droit d'Israël à l'existence et renoncer à la "violence".


"Nous faisons l'impossible pour mettre fin au blocus qui dure depuis plus d'un an et aux souffrances qu'il a occasionnées pour notre peuple. Si la situation actuelle persiste et j'espère que ce ne sera pas le cas, cela aura de graves conséquences", a-t-il dit.


Mechaâl a répété qu'il était prêt à accepter un Etat palestinien "sur les Territoires occupés en 1967", c'est-à-dire en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, mais il a refusé de dire si cet Etat reconnaîtrait Israël.


"Etablissons d'abord notre Etat sur les Territoires de 1967. Après, nous saurons comment traiter avec la réalité politique", a-t-il dit.

"Il ne faut pas demander au peuple palestinien de donner des réponses à des questions hypothétiques alors qu'il souffre toujours sous l'occupation et ne voit aucun changement dans la position israélienne", selon lui.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com