E.S.T. – A.S.M. (3-1) : D’une pierre… trois coups





Grâce à une bonne seconde mi-temps, l’Espérance a «atomisé» en quelques minutes un A.S.Marsa appliqué sans plus, pour remporter un succès important pour le moral et pour le classement avant la demi-finale de ce vendredi.


 


Pourtant, le club sang et or a abordé le match sans plusieurs titulaires laissés au repos ou suspendus et avec un esprit tourné vers le match de Coupe de vendredi. On a même vu Jacky Duguépéroux aligner Mahjoubi au poste de libéro derrière le jeune Boulbaba Saâfi et Zakkar comme latéral gauche. La première période n’a pas réservé grand chose à l’assistance à part deux balles arrêtées de Ben Nasr et Zaïem qui ont donné des frissons aux deux gardiens. Mais la partie a pris son envol après la pause avec une Espérance décidée à passer à la vitesse supérieure, et menée par un extraordinaire Aboucherouane.


Le Marocain a dominé partenaires et adversaires par son aisance technique et son influence sur le jeu. D’ailleurs, une balle arrêtée de sa part a été reprise dans les filets de la tête par Mahjoubi. Une avance au score vite consolidée par deux autres buts de la part de Teyeb de la tête et puis de Harbaoui. Deux goals entre-coupés par un tir sur le poteau d’Aboucherouane. La bourrasque sang et or a fait beaucoup de dégâts en quelques minutes. Et l’ASM dans tout cela ? Après une bonne première mi-temps sur le plan tactique, les camarades de Bouguerra ont baissé pavillon après la pause, ne se créant que deux opportunités par Kazadi à la (49’) et Mgannem (61’). Puis, des erreurs de placement et de concentration leur ont coûté cher, très cher, car encaisser trois buts en quatre minutes peut choquer plus d’un. En fin de match, l’Avenir a obtenu un penalty pour faute sur Kazadi. La sentence a été exécutée par deux fois par Bouguerra qui s’est fait expulser juste après suite à un geste immoral envers le gardien espérantiste. Après le coup de sifflet final, la satisfaction se lisait sur le visage de Jacky Duguépéroux qui a réussi à faire d’une pierre trois coups : «Signer une seconde victoire en quatre jours, marquer trois buts et sortir sans blessés est très positif. Notre mot d’ordre était la récupération après le voyage en Tanzanie. Il fallait faire tourner l’effectif. Nous nous approchons du groupe de tête et nous commençons à regretter les deux points perdus face à l’ESHS par la faute d’un arbitre dans un jour sans. Reste la seconde place qui demeure à notre portée. Place maintenant au match de Coupe face à l’USM. On va visionner le match retour joué à El Menzah et celui de dimanche dernier entre l’ESS et l’USM».


Dans le camp marsois, les joueurs qui croyaient tenir le bon bout ne croyaient pas ce qui venait de leur arriver. Quant à Habib Mejri, toujours lucide et décontracté, il a trouvé les mots justes pour expliquer le fléchissement de ses poulains : «Mon équipe était bien placée en première période. On a joué le contre et on devait réussir mais trop d’erreurs de marquage ont été payées cash. Le manque d’expérience et de concentration de certains éléments nous a coûté cher. Il faut dire aussi que mentalement les joueurs paraissent fragiles. Ils cèdent vite et n’arrivent pas à bien s’exprimer quand il y a beaucoup de pression et quant celle-ci est absente !»


 


Jamel BELHASSEN


 


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Le fait du match


 


De Aboucherouane à... Bouguerra


Du régal et de l’immoral


 


Le match EST - ASM a donné à voir deux joueurs qui se sont illustrés, chacun à sa manière. Il y a eu d’abord ce merveilleux Hichem Aboucherouane, le Marocain de l’Espérance. Dimanche, il a dominé partenaires et adversaires grâce à une très bonne technique individuelle, une aisance inouïe dans la manipulation de la balle et un pied gauche qui sait tout faire. Des balles arrêtées exécutées à la perfection, des passes et des centres précis et des tirs puissants. Seuls les buts lui ont manqué mais aussi un brin de réussite face à la cage des Marsois.


Aux antipodes de cette prestation époustouflante, nous ne pouvons passer sous silence ce geste indigne du capitaine marsois Abdelkrim Bouguerra à l’adresse du gardien espérantiste et de sa galerie après avoir réussi le penalty lors du temps additionnel. Il est vrai que Bouguerra a toujours été un bon capitaine et a joui de l’estime de tous mais cette fois-ci il a gaffé et a mérité son expulsion. A son honneur quand même, le fait qu’il ait très vite saisi la gravité de sa faute pour s’excuser auprès du public sang et or avant de quitter le terrain et reconnaître sa faute.


Frej, Zaâlani, Zidane, Bouguerra... il est temps que ce genre de geste antisportif et immoral ne fasse plus partie de notre football.


 


J.B.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com