La L1 comme elle va : Statu quo, le faux cocorico!





A-t-on finalement joué pour des nèfles, au vu des parités à foison, 5 sur 7, ayant sanctionné les matches à enjeux capitaux? Rien n’est moins sûr, car tout statu quo profite au mieux classé, surtout quand un nouveau pas rapproche davantage les compétiteurs-antagonistes de la ligne d’arrivée. Bilan hebdomadaire coutumier.


 


EGSG ou… les caravaniers du désert


C’est bel et bien une longue traversée du désert pour les Gafsiens, qu’il s’agisse, au propre, du grand rendez-vous de l’Afrique, ou, au figuré, de cheminement aride  en championnat, à la lumière des 13 dernières rencontres, soit la moitié de la saison, au cours desquelles, pas la moindre saveur d’une victoire n’a été dégustée. On a beau invoquer l’excuse de la fatigue cumulée, mais à la longue, cet argument devient tout à fait caduc, en référence aux situations avantageuses de mise, surtout à domicile.


 


Le Bardo… attrape-nigaud?


Peut-être pour ceux, parmi les Stadistes, qui se font facilement flouer, ou ceux qui vont dans le sens du poil, car, sincèrement, la farce a un peu trop duré. C’est devenu carrément burlesque, au regard des déclarations, tout au moins, de Robertinho. En cas de défaite, c’est la faute à l’arbitrage, en cas de victoire, haro sur les détracteurs et le grand ST de demain est en marche pour la cueillaison des titres à profusion… En fait de récolte, c’est plutôt la moisson des cartons qui fait tomber les supporters en pâmoison. A titre indicatif, les trois expulsions, safranées par 9 cartons jaunes, de Khaled Korbi. Et il n’y a personne pour qui inculquer le sens des nuances, comme entre agressivité et agression.


 


Zahaf ironiste? Echec total


Faire l’ironiste n’est pas donné à quiconque. Car, l’ironie, la raillerie ou le sarcasme, quel que soit le registre dans lequel ils puisent, exigent du tact et de la finesse d’esprit. Et c’est ce qui a totalement fait défaut à Zahaf, quand il a commenté, sur Hannibal TV, la fugue de Labidi. «Il a langui après son épouse. Celle-ci lui a terriblement manqu酻, a-t-il narquoisement lancé, au lieu de verser dans la sobriété en faisant allusion au départ de l’hôtel sans préavis et sans autorisation. Vraiment de très mauvais goût et surtout offensant à l’endroit du joueur. «Quand on court derrière l’esprit, on attrape la sottise» (Montesquieu).


 


Boumnijel-Ouertani: La culture, c’est ce qui reste


Encore une fois, le terrain de Béja a été le théâtre d’un beau geste sportif… mal apprécié. Il est vrai qu’à 0-1 ou même 1-1, peu importe, les nerfs des joueurs clubistes, ou du moins certains d’entre eux, étaient à fleur de peau. Et quand, voyant un Béjaois affaissé sur le sol, Boumnijel, en capitaine imbu des valeurs chevaleresques du foot, a dégagé le ballon en sortie, Ouertani a vu rouge et s’est lancé vertement en invectives à l’adresse de son aîné de… 15 ans, allant même jusqu’à joindre le geste à la parole. Et ce n’est pas l’obligation de résultat qui édulcorera un tant soit peu cette scène. Toute une différence de culture, en fait.


 


Ben Frej: Joie de goujat


Il persiste et ne manque jamais de signer. Sa façon d’exprimer sa joie est digne d’un vrai goujat. C’est que, décidément, sa muflerie à l’égard du public adverse, après le but qu’il a marqué et à l'endroit du défenseur monastirien qu’il a contraint à la faute ayant provoqué le penalty, finit par lasser et rebuter. Outre les propos désobligeants d’avant-match, tenus sur les ondes de Radio Jawhara, vis-à-vis de l’USM que ses compères et lui-même allaient «ramener à sa vraie dimension», celle d’un simple comparse de seconde zone. Quant à la danse exécutée après le but marqué, elle suggère une corrélation entre… bas-ventre et bas-fonds. Cas à psychanalyser? Peut-être.


 


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com