Droit et politique de la concurrence : La Tunisie abritera bientôt un centre virtuel de formation de stature régionale





Création d’un centre de documentation


Mise en place d’un réseau de la concurrence dans la région


M. Mondher Zenaïdi, ministre du Commerce et de l’Artisanat et M. Supachaï Panitchpakdi, DG de la CNUCED, ont paraphé hier à Tunis un important accord-cadre de coopération dans le domaine du droit et de la politique de concurrence. Accord qui place
désormais la Tunisie dans la position d’un centre régional de formation.


Tunis - Le Quotidien
A notre sens, il s’agit, ni plus ni moins, d’une reconnaissance internationale pour le statut de société du savoir, en progression permanente, de la Tunisie. Car l’accord consiste clairement en la mise en place, dans notre pays, d’une plate-forme virtuelle de formation sur le droit et la politique de concurrence qui contribuera au renforcement des capacités des pays de la région et plus particulièrement des pays en développement et des pays les moins favorisés. Et cela veut dire que tous ceux qui le souhaitent en Afrique et au Moyen-Orient pourront recevoir une formation à distance à partir de la Tunisie.
Mais pas seulement. Car l’accord confie à la Tunisie, en collaboration avec la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’organisation de séminaires, d’ateliers et de cours sur le droit et la politique de la concurrence ainsi que sur la protection des consommateurs. Une collaboration qui s’étend également à la diffusion des connaissances acquises vers d’autres pays par le biais du programme de formation de formateurs.
Encore plus important à cause de la faiblesse du domaine documentaire dans le continent, nous relevons avec une profonde approbation la création d’un centre de documentation relatif au droit et à la politique de la concurrence; sujets sur lesquels diverses études seront préparées.
Nous soulignons également l’engagement de la Tunisie, en collaboration avec la CNUCED, de mettre en place un réseau des Autorités de la concurrence des pays arabes, africains, méditerranéens et francophones permettant de faciliter l’échange entre-elles.
De plus, l’accord reste «ouvert» pour la possibilité de développer ultérieurement autant d’activités que nécessaire pour la promotion de la culture du droit et de la politique de la concurrence.


Manoubi AKROUT
manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com