Comment adapter la formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi ?





M. Fethi Gargouri (DG de la Chambre d’industrie et du commerce de Sfax) : « Identifier les besoins »
«En Tunisie, le système de la formation professionnelle pourrait bien développer ses mécanismes pour répondre parfaitement aux nouveaux besoins des opérateurs économiques. Parmi les opportunités qui peuvent êtres exploitées de façon plus pratique je souligne l’importance de permettre davantage aux stagiaires de côtoyer les professionnels tels les ingénieurs et les architectes dans le cadre de projets de partenariat entre les structures de formation et les opérateurs économiques. Parmi les points faibles du système de formation de la main d’œuvre dans notre pays c’est le manque de coordination entre la formation et les besoins du marché. Ce qu’il faut faire réside à ce niveau. Il faut identifier les besoins des opérateurs pour mettre en place par la suite les programmes de formation appropriés. »


M. Ahmed Jammoussi (Premier vice-président de la Chambre d’industrie et du commerce de Sfax) :« Se préparer pour l’avenir »
«Je pense que la formation professionnelle est une composante de première importance du système économique du pays. Aujourd’hui, ce n’est plus un refuge pour ceux qui ratent leurs études. C’est tout à fait le contraire, car l’économie est en train d’évoluer à un rythme extrêmement accéléré dans lequel le besoin d’une main d’œuvre qualifiée est devenu un élément très important de compétitivité. Ceci dit, je crois qu’il y a nécessité de veiller à l’adéquation entre la formation et les besoins des hommes d’affaires. Nous sommes en face d’une révolution très importante des modes de travail et des technologies de production sans oublier que l’objectif primordial de la Tunisie est d’attirer les investisseurs étrangers pour créer des emplois. Ces investisseurs sont très exigeants quand il s’agit de recruter de la main d’œuvre locale »
 
M. Adel Chaâri (Membre de la Chambre d’industrie et du commerce de Sfax): « Parler la même langue »
«Il est très important qu’il y ait un travail de coordination entre les structures de la formation et les acteurs économiques. Le contact direct entre les professionnels et ceux qui dirigent les centres de formation professionnelle est à mon sens une condition sine qua non pour que l’offre soit conforme à la demande du marché. A force d’échanger les idées on finira certainement par parler la même langue »


Propos recueillis par
H.G.   




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com