Nuits de la chanson de tarab : La bonne preuve par trois !





Raouf Abdelmajid, Rihab Esseghir et Adnen Chaouachi, trois étoiles de la chanson du tarab ont animé mardi à la Maison de la Culture Ibn Rachiq une soirée à la fois authentique et nostalgique.


 


Bien que cette deuxième soirée de ce nouveau-né des manifestations culturelles tunisiennes, n’ait pas drainé la foule, elle n’en a pas moins englobé les ingrédients d’un spectacle de tarab respectable. Car les trois artistes ont visité des chants tirés du répertoire des plus grands noms du tarab arabe. La soirée qui a commencé à 19h45 a plongé l’assistance de la Maison de la Culture Ibn Rachiq dans une ambiance qui incite à la méditation. Raouf Abdelmajid, une figure connue de la chanson tunisienne a, dès le début du concert, enchanté les férus du tarab par sa voix suave. Durant la première partie du concert il a interprété quatre chansons, tantôt nostalgiques, tantôt romantiques. «Ya farhet eddonia»; «Inchallah», «Ya msafer wahdak», telles sont quelques-unes des compositions proposées par Raouf Abdelmajid, dans un style classique mi-moderne qui rappelle celui des grands compositeurs arabes, comme Mohamed Abdelwaheb et Abdelhalim Hafedh.


Après cette prestation respectable, ce fut au tour de Rihab Esseghir, la jeune star tunisienne de monter sur scène. Dotée d’une voix envoûtante et enchanteresse, Rihab Esseghir, dès sa montée sur scène, a embarqué l’assistance au cœur des mélodies arabes d’antan. Puisant dans le répertoire d’Oum Kalthoum et de Faïrouz, la jeune artiste a fait sensation en attirant l’attention des férus du tarab. «Ya leïtahoum», «Ifrah ya Albi», telles sont quelques-unes des chansons reproduites au cours de cette soirée.


La troisième partie de cette deuxième soirée des «Nuits de la chanson du tarab» fût aussi alléchante. Adnen Chaouachi, l’une des figures de proue de la chanson tunisienne a signé une prestation éblouissante. Dans un style classique qui rappelle les artistes des grands concerts cairotes d’antan, Adnen Chaouachi a excellé. Il a régalé l’assistance par cinq compositions romantiques dont «Yadhalemni» «Ya nass». Chaudement acclamé par le public Adnen a fini sa prestation en beauté, en interprétant une dernière composition purement instrumentale et surtout nostalgique.


Il y a lieu de rappeler que les trois artistes ont été accompagnés dans leur prestation par une troupe de 22 instrumentistes sous la direction de Hammadi Ben Othmane. Seule ombre au tableau de cette soirée, le public a été moyennement nombreux. Et c’est tout à fait compréhensible pour un festival qui vient de naître, mais qui a de beaux jours devant lui.



Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com