Darfour: Moubarak, Kadhafi et Deby mettent les bouchées doubles






Le président égyptien Hosni Moubarak, son homologue tchadien Idriss Deby et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ont entamé hier une réunion  à Tripoli sur la situation dans la province soudanaise du Darfour, ravagée par la guerre civile.


 


Le Quotidien-Agences


"Ce sommet arabo-africain (est une réunion) de concertation sur toutes les questions africaines", a déclaré le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahmane Chalgham, soulignant "la coordination entre l'Egypte et la Libye sur la situation au Darfour".


"L'Egypte est un partenaire principal dans la stabilisation du Darfour", a-t-il dit.


De son côté, le porte-parole de la présidence égyptienne, Souleimane Awad, a déclaré que le président Moubarak "souhaite parvenir à une réconciliation soudanaise globale, au rétablissement de la sécurité au Darfour et un accord entre le gouvernement et les factions rebelles du Darfour".


"Le sommet tripartite vise à activer l'accord signé entre le président Béchir et le président Deby en Arabie", a-t-il ajouté.


Les présidents soudanais Omar El-Béchir et tchadien Idriss Deby ont conclu jeudi un accord de réconciliation devant mettre fin à une crise entre leurs pays, au terme d'un sommet tripartite organisé par le roi Abdallah d'Arabie saoudite près de Ryad.


L'accord prévoit notamment l'engagement de chacun des deux pays à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays, ce qui est à l'origine de la tension entre N'Djamena et Khartoum.


L'ONU et l'Union africaine (UA) ont appelé, lundi au Caire, à des pressions internationales sur le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles au Darfour pour les conduire vers une solution politique à la guerre civile qui déchire cette région de l'ouest du Soudan.


Khartoum fait face également à des pressions internationales pour accepter une force hybride de maintien de la paix de quelque 20.000 soldats de l'ONU et de l'Union africaine (UA) au Darfour, Londres et Washington menaçant Khartoum de sanctions s'il refusait.


L'Egypte s'oppose à des sanctions contre le Soudan, en estimant encourageante l'acceptation récemment par Khartoum de la phase II du soutien de l'ONU à la Force africaine de 7.000 hommes, mais l'arrivée sur le terrain des 3.000 soldats supplémentaires prendrait des mois.


Il s'agit de la deuxième phase d'un plan de l'ONU visant à assurer la protection de la population civile.


Quant à la troisième phase qui reste à négocier avec Khartoum, elle prévoit le déploiement d'une force hybride ONU-UA de 20.000 hommes.

La Libye a accueilli le 29 avril une conférence internationale sur le Darfour qui a exprimé son soutien à la mise en place d'une force ONU-Union africaine pour pacifier la zone.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com