Pollution : La région de Sfax à l’index






Tunis-Le Quotidien


La région de Sfax se distingue par un taux de pollution relativement élevé qui dépasse parfois les taux communément admis selon une étude réalisée récemment à ce sujet.


Une étude a été réalisée récemment par le ministère de l’Environnement et du développement durable sur la qualité de l’air dans le Grand Tunis et dans les principales villes tunisiennes. L’enquête a touché les régions de Tunis (Bab Saadoun, Ben Arous, Radès, El Mourouj, Ennahli), de Sousse, de Sfax et de Bizerte. Les résultats dégagés sont révélateurs et permettent de comprendre l’évolution des gaz polluants et de connaître leurs variations durant des heures fixes de la journée. Il ressort de l’étude que la ville de Sfax se distingue par un taux de pollution parfois supérieur aux normes définies par L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ainsi les prélèvements effectués dans la région de Sfax Sud,  durant la journée du 22 janvier 2007 durant une heure ont permis de découvrir que le taux de gaz SO2 (Dioxyde de soufre) a été de 1458 microgrammes par mètre cube alors que la valeur limite fixée par l’OMS est de 200 microgrammes pour le même volume d’air. Les autres régions sont largement au dessous des normes fixées par l’OMS. A titre de comparaison le taux de pollution de dioxyde de soufre est de 14 microgrammes par mètre cube dans la région de Sousse soit largement inférieur aux taux fixés par l’OMS. Ce gaz est par ailleurs introuvable à Tunis et à Bizerte et c’est tant mieux.


Sfax et Bizerte se distinguent par ailleurs par un taux de poussières relativement élevé mais qui respecte les normes tunisiennes en la matière. Ainsi le taux de poussière est de 201 microgrammes par mètre cube à Sfax  et de 124 microgrammes par mètre cube à Bab Saadoun, étant entendu que les valeurs indiquées par les normes tunisiennes sont de 260 microgrammes par mètre cube.


L’étude d’une manière générale rassure sur la qualité de l’air en Tunisie bien que parfois des dépassements soient enregistrés pour des raisons exogènes. On lit dans l’étude que « les dépassements des taux de particules en suspension ont été enregistrées à Bab Saadoun et à Sfax. Durant la journée du 14 février 2006, une légère brise s’est levée en fin d’après-midi. Le reste du mois a été plutôt calme ».


Avec les nouvelles dispositions votées par la Chambre des députés sur la qualité de l’air on s’attend certainement à l’amélioration de la qualité de l’air que nous respirons puisque les pollueurs ne peuvent plus agir en toute impunité.


 


Lotfi TOUATI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com