Hakim favorable à un “accord de sécurité” avec les Etats-Unis





Le plus important chef chiîte d’Irak réaffirme, qu’il souhaitait la création d’un régime


semi-autonome dans le Sud du pays.


 


Le Quotidien-Agences


Le plus important responsable chiîte d'Irak, Abdul-Aziz Al-Hakim, a plaidé hier pour que soit négocié un "accord de sécurité" avec les autorités américaines. L'objectif est de préciser le rôle de chaque camp, alors que la présence des Etats-Unis est de plus en plus mal perçue par les Irakiens.


Il n'a pas donné davantage de précisions sur l'accord.  Hakim s'est déjà plaint à plusieurs reprises du rôle important tenu par l'armée américaine dans la lutte contre l'insurrection sunnite. Il estime qu'elle gêne les efforts des forces de sécurité irakiennes, à majorité chiîte, alors que celles-ci sont, selon lui, mieux qualifiées pour ce combat, compte tenu de leur connaissance du terrain et de la langue.


"Nous travaillons sur un accord de sécurité pour définir l'autorité de chaque partie", a fait savoir Abdul-Aziz Al-Hakim lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de deux jours de son parti, le Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (CSRII). Il a également annoncé que le nom du mouvement allait changer et devenir le Conseil suprême islamique en Irak (CSII). Le terme "révolution" disparaît ainsi pour refléter la nouvelle donne politique.


Des parlementaires proches de l'imam chiîte Moqtada al-Sadr font campagne pour obtenir du Parlement qu'il approuve une loi fixant un calendrier de retrait de la coalition d'Irak, et un gel du nombre de soldats étrangers déjà présents dans le pays.


Selon des responsables irakiens, le texte a déjà été signé par 144 des 275 membres de la Chambre. Même s'il est peu probable que tous maintiennent leur soutien lors d'un vote éventuel, le fait que plus de la moitié des parlementaires l'aient signé démontre l'impatience grandissante de nombreux Irakiens à l'égard de la présence peu concluante de troupes étrangères dans leur pays.


Lors de la même conférence de presse, un collaborateur de Hakim, Hoummam Hamoudi, a cherché à minimiser la signification d'un calendrier pour le retrait de la coalition, jugeant plus important d'obtenir un calendrier sur la formation et l'équipement des soldats irakiens.


Le CSRII, un des principaux partenaires de la coalition du Premier ministre Nouri Al-Maliki, a été fondé en 1982 avec l'appui de l'Iran pour combattre le régime de Saddam Hussein, renversé en 2003. En théorie, son bras armé, le Badr, a été démantelé et transformé en organisation politique. Mais ses anciens hommes auraient infiltré les forces de sécurité.


Abdul-Aziz al-Hakim a réaffirmé que son parti souhaitait la création d'une région semi-autonome dans le sud à majorité chiîte. Un Irak fédéral est un des axes importants de l'idéologie du CSRII, mais les responsables sunnites estiment qu'un tel système aboutirait à la division du pays. Le fédéralisme est inscrit dans la Constitution adoptée en 2005. "Nous travaillons à la création d'une région dans le centre et le sud (...) dans le cadre des mécanismes prévus dans la Constitution et avec l'accord du peuple", a-t-il précisé.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com